Grands chefs d'entreprise belges... des années 1500 à nos jours / Grote Belgische bedrijfsleiders... uit de jaren 1500 tot heden

Des dizaines de grands chefs d’entreprise belges… des années 1500 à nos jours

Tientallen grote Belgische bedrijfsleiders… uit de jaren 1500 tot heden

1500s

Anvers, sous Charles-Quint, devint la première ville du monde.  Son importance vint du fait qu’ elle fut la ville des banquiers;  Une bourse y fut créée qui devint tout de suite l’ arbitre du change international.

 

1531

in : Wie werden Aktien gehandelt ?, P.M., s.d., S.20-21

 

Die erste europäische Börse übernahm ihren Namen von einem Marktplatz im belgischen Brügge – genannt ‘Burse’. Das war in 1531 in Antwerpen.

 

1500s L’industrie belge du tapis

1605

in: Yves Vander Cruysen, Curieuses histoires des inventeurs belges, éd. Jourdan, 2012, p.265-273

 

Si Adam Smith et John Maynard Keynes sont considérés comme les pères de l’économie mondiale, force est de constater qu’ils se sont inspi­rés des travaux d’un jésuite anversois, Lenaert Leys, mieux connu sous son appellation latine de Leonardus Lessius. Celui-ci rédigea, en 1605, un traité intitulé « De justitia et iure» dans lequel il analyse les problèmes moraux soulevés par l’économie et la finance. Il va même jusqu’à calculer à quoi correspond un prix juste et à défendre, chose rare à l’époque dans les milieux religieux, le bien-fondé du taux d’intérêt.

 

Louis de Geer (1587-1652), le père de la sidérurgie suédoise

1600s - Jean Jacobs, fondateur d'un collège des Belges à Bologne (Italie)

(in: Le Soir, 05/09/1995)

1600s - Jean de Bergeyck, le Colbert Belge

(Jo Gérard, in: LB, 09/01/1997)

1700 s – Jo Gérard, Comment naquirent les industries belges, in: LB, s.d.

 

1700s - Michel-Jean Orban, inventeur des grands magasins

(in: Yves Vander Cruysen, Curieuses histoires des inventeurs belges, éd. Jourdan, 2012, p.77-80)

1700s - Pater / Père Ferdinand Verbiest en / in China/ Chine

De Belgische jezuïetenpater Ferdinand Verbiest richt als missiereis in China het observatorium van Peking op en laat meer dan 400 kanonnen maken voor keizer Kang-Hi, wiens secretaris hij is.

 

Le père jésuite Verbiest, missionnaire en Chine au 17e siècle, fonda l’observatoire de Pékin et fit fabriquer plus de 400 canons pour l’empereur Kang-Hi dont il était le secrétaire.

1784

in: Yves Vander Cruysen, Curieuses histoires des inventeurs belges, éd. Jourdan, 2012, p.265-273

 

François-Xavier Burtin (1743-1818) aurait, lui, été le premier à suggérer, dès 1784, la culture massive de la betterave sucrière pour remplacer la canne à sucre, difficilement cultivable dans nos contrées. Napoléon reprendra, bien plus tard, son idée.

 

1800s - Locomotive "Le Belge" (ets Cockerill)

1840 - Vèrvî /Verviers - Le premier magasin du "prêt-à-porter" (Jean-Nicolas Colard)

(in: Yves Vander Cruysen, Curieuses histoires des inventeurs belges, éd. Jourdan, 2012)

Le « Val Saint-Lambert »

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge, Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

Leaders du marché et champions de l’exportation

 

La Belgique n’a peut-être pas donné naissance à d’immenses multinationales, mais notre pays possède néanmoins de magnifiques entreprises qui exercent un impact mondial.

Les leaders du marché de l’industrie de la chaux sont deux entreprises belges: Carmeuse et Lhoist. Carmeuse a été fondée en 1860 à Liège: c’est le plus grand producteur de divers types de chaux, avec près de cent filiales dans plus de vingt pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Afrique. ‘Carrières et Fours à Chaux Dumont-Wautier’ à Hermalle, a été fondée par Hippolyte Dumont en 1889. Son beau-fils, Léon Lhoist, a créé les ‘Etablissements Léon Lhois’t en 1924 à Jemelle.

(p.41) Vingt ans plus tard, l’entreprise entame une expansion internationale et ouvre une filiale en France. En 1981, elle pénètre sur le marché américain en acquérant quel­ques entreprises de chaux.

De lieu de culte spirituel, le Val Saint-Lambert allait devenir en 1826 l’épicentre de l’industrie du cristal. Le lieu réunissait toutes les conditions nécessaires: à proximité de la Meuse, dans une région carbonifère et avec de grands espaces dans le monastère, convenant parfaitement aux activités artistiques et artisanales à grande échelle. Sous l’impulsion des fondateurs, Kernlin, un chimiste, et Lelièvre, un polytechnicien, déjà actif dans la cristallerie ardennaise Vonêche, la ‘Société des verreries du Val Saint-Lambert’ allait se tailler rapidement un nom et une réputation. Le site a connu une extension énorme: ouvriers et artisans s’affairaient autour des fours, dans les tailleries, les souffleries de cristal, les ateliers, les forges, les menuiseries, les ateliers de conditionnement et les magasins. Mais environ deux cent maisons d’ouvriers sont également construites, entourées de petits jardins, suivies par des écoles pour les enfants du quartier.

L’entreprise a connu des temps difficiles, mais grâce à son précieux savoir-faire et de nombreux efforts communs, la Cristallerie du Val Saint-Lambert a su étendre continuellement sa gamme, notamment grâce à la contribution d’artistes de renommée internationale. Aujourd’hui, le Val Saint-Lambert est présent dans plus de quarante pays, des Etats-Unis jusqu’en Arabie Saoudite, de l’Espagne au Japon. L’entreprise ne veut plus être associée au vase en cristal sur le buffet de grand-mère. Un vent de renouveau souffle dans ce temple du cristal depuis que la femme d’affaires française Sylvie Henquin, qui habite à Bruxelles, en a repris la direction. La gamme a été renouvelée et étendue avec de nouveaux produits, comme une ligne de bijoux.

1857 - Neuhaus

Ma., Celle qui nous fait fondre, LB, 07/08/1996

 

La praline et son complément indispensable, le ballotin, signés ‘N’, comme Neuhaus.

La praline actuelle fut bel et bien fabriquée pour la première fois par le fils de Jean Neuhaus, suisse installé à Bruxelles, au 19e siècle.  Le petit-fils de ce dernier fera naître le ballotin au début du XXe siècle.

De eerste Braziliaanse spoorweg van 1857 is het werk van de Belgische majoor Vleminck.

Le premier chemin de fer belge du Brésil fut l’œuvre en 1857 du major belge Vleminck.

1870 - Goerges Nagelmackers et l'Orient Express

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge, Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

 (p.37) Le créateur de l’Orient Express

 

Un autre entrepreneur wallon est entré dans les annales par le biais des chemins de fer. Issu d’une famille de banquiers et d’industriels, Georges Nagelmackers gé­rait déjà le portefeuille industriel de la banque familiale alors qu’il poursuivait ses études. Il voyage en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis pour aller voir des exploitations minières. Lors d’un voyage aux Etats-Unis, il est séduit par le confort des wagons-lits, créés par Georges Pullman. Pour l’emporter sur Pullman qui tente de conquérir le marché européen, Nagelmackers décide de construire des trains confortables et luxueux qui traverseront toute l’Europe.

En 1870, il crée la ‘Compagnie internationale des Wagons-lits’ et deux ans plus tard, son premier train relie Paris et Vienne. C’est cette ligne qui deviendra l’Orient-Express qui en 1883 reliera Constantinople, l’actuelle Istanbul. Le succès ne tarde pas. Très vite, Nagelmackers reçoit les autorisations pour les trajets Ostende-Cologne, Ostende-Berlin et Paris-Berlin. En 1896, le Nord-Express parcourt un trajet qui relie Paris, Calais et Ostende à Saint-Pétersbourg et Moscou. Il conclura des accords avec les compagnies ferroviaires, fournissant 53 voitures équipées de tout le matériel, depuis la literie jusqu’à la vaisselle. Pour compléter le tout, il acquiert également des immeubles près des gares de destination, qu’il trans­forme en hôtels. La société organise les voyages officiels de la plupart des maisons royales d’Europe, ce qui augmente encore son prestige international. Préoccupé par le développement des échanges commerciaux, Nagelmackers a égale­ment participé à la fondation de la société industrielle pour l’exploitation des fours (p.38) à coke de Tilleur (Liège), une entreprise devenue prépondérante dans le secteur de la fabrication de l’acier.

1872 - La CIWL (Compagnie Internationale de Wagons-Lits), fondée par Georges Nagelmackers

(in: LB, 1995)

1870s - Charles van De Poele, père des trams électriques américains

1900s – Renée-Anne Gutter, Henri Naus “Bey”, capitaine d’industrie belge au début du siècle, LB 29/10/1998

 

Originaire de Hasselt, l’industriel prospéra dans la production sucrière. 

 

Il joua un rôle majeur dans le développement de l’Egypte au début du siècle, souligne M. Kupferschmidt, du département Moyen-Orient de l’Université de Haïfa (Israël).

Expert en histoire sociale de l’Egypte, ce dernier a en effet été frappé de la part prépondérante que détenaient les Belges au début du siècle dans les capitaux de ce pays.  Les investissements belges totalisaient malgré une ‘colonie belge’ de quelques centaines de personnes, plus d’un dixième des actions sur le marché égyptien, venant en troisième place des actionnaires étrangers, après les Français et les Britanniques.

Henri Naus fut élevé au rang de ‘bey’ pendant la 1ère guerre mondiale.

En 1922, avec d’autres industriels étrangers et quelques Egyptiens, il fonde la Fédération égyptienne des Industries, qu’il présidera jusqu’à sa mort.  La Fédération réussit à faire remplacer le libre-échange d’origine britannique par des tarifs douaniers protectionnistes. 

Après sa mort, une rue du Caire reçut son nom jusqu’à la Révolution de 1952.

In België zijn maar liefst 130 bedrijven geweest die motoren hebben geproduceerd.

Notre pays compta jusqu’à 130 sociétés différentes de production de motos.

1895 - Vincke

1900 - FN Typ Aduc

1901 - FN Typ A_tonneau

1901 - Voiture Métallurgique (Mârciène / Marchienne-au-Pont)

1902 - Voiture Germain (Ateliers Germain - Moncha / Monceau-sur-Sambre)

1900s - des Belges pionniers de l'industrie allemande: Jacques Piedboeuf, Toussaqnt Bicheroux, ...

(in: LB, s.d.)

in: Ma., Celle qui nous fait fondre, LB, 07/08/1996

 

La praline et son complément indispensable, le ballotin, signés ‘N’, comme Neuhaus.

La praline actuelle fut bel et bien fabriquée pour la première fois par le fils de Jean Neuhaus, suisse installé à Bruxelles, au 19e siècle.  Le petit-fils de ce dernier fera naître le ballotin au début du XXe siècle.

1900s - Edouard Empain

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge, Les Belges sont formidables, Vous vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

(p.36) Une histoire particulière se déroule dans l’industrie électronique, avec l’industriel et financier Edouard Empain dans le rôle principal. Empain est né en 1852 à Beloeil, dans un milieu modeste: fils d’un enseignant, Edouard Empain a su se hisser au rang d’homme d’affaires extrêmement fortuné.
Il a débuté sa carrière comme dessinateur dans une entreprise métallurgique. Ensuite il a exploité une carrière. Constatant qu’il manquait une infrastructure de transport dans les campagnes, il a créé la première compagnie de transports sur rail, la’Compagnie Générale des Tramways à voie étroite’.
Pour ne pas dépendre des banques, il a décidé de créer son propre organisme finan-cier, la’Banque Empain’, qui allait devenir la’Banque industrielle belge’. Edouard Empain s’est également lancé dans la production et la distribution d’élec¬tricité et a fondé ses propres entreprises comme ‘Electricité du Pays de Liège’ ou ‘Gaz et Electricité du Hainaut’. A Charleroi, il a donné une nouvelle impulsion à ‘Electricité et Hydraulique’, entreprise en difficulté, en créant les ‘Ateliers de Constructions électriques de Charleroi’, mieux connus sous l’appellation ACEC. Partout dans le monde, Empain a introduit la technique de l’entraînement électri¬que pour les trams urbains. Il a construit des centrales électriques en Russie, au Brésil, en Egypte et en Chine, et y a également aménagé des voies ferrées. Sa plus grande réalisation est sans conteste la construction du métro de Paris, au début du XXe siècle.

Héliopolis

1900s - Jean Jadot

in: Christian Laporte, Le roi bâtisseur, LB 15/07/2005

 

(…) la Belgique avait pu se hisser au neuvième rang des puissances économiques mondiales. Car à côté de l’aventure congolaise, des capitaines d’industrie partici­paient à l’aventure russe, chinoise, égyptien­ne… sous l’impulsion du Roi. A l’instar d’Er­nest Solvay dont les usines allaient fabriquer de la soude dans plusieurs pays européens et aux Etats-Unis, nombre de capitaines d’industrie se lancèrent dans des projets audacieux. La ligne de chemin de fer Pékin-Hankow fut l’œuvre de Jean Jadot qui avait déjà dirigé la construction des tramways du Caire alors que Empain construisait le métro de Paris. La Compagnie générale des conduites d’eau spé­cialisée dans les installations de conduites d’eau et de gaz qui avait vu le jour près de Liège avait pu conquérir des marchés en France, en Italie, en Espagne mais aussi à Constantinople et même à Tokyo. Des Belges , se retrouvaient en première ligne comme ex­perts en Perse, au Siam, en Egypte…

1900s - la limousine D'Ieteren Frères

1900s - La Minerva

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

Sylvain de Jong (1868-1928), né aux Pays-Bas mais élevé à Anvers, est devenu l’un des rares constructeurs automobiles de notre pays. En 1911, son entreprise Minerva est l’une des plus grandes usines de Belgique, avec 1.600 collaborateurs. Sa luxueuse auto Minerva s’est taillé une réputation bien au-delà des frontières. Des célébrités comme Henry Ford, Frederick Royce (le père de la fameuse Rolls Royce) et la plupart des têtes couronnées d’Europe ont roulé en Minerva. Mais peu à peu, la voiture de luxe cédera le pas aux voitures américaines, plus avancées sur le plan technologique.

 

(illustration: 1920s)

(1930) Minerva

(1930s) Minerva

1904 – Lieve Gevaert

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

Du petit magasin de photo au plus grand distributeur de papier photo et de pellicules

 Lieven Gevaert est l’un des pères de la vie économique flamande. Il est né en 1868 à Anvers. A l’âge de quatorze ans, il ouvre un petit magasin de photo avec sa mère. En 1894, il fonde ‘Lieven Gevaert & Cie’ avec un capital de 20.000 francs belges, une entreprise spécialisée dans la fabrication de papier photo selon un nouveau procédé. Sa réputation et sa fortune sont ainsi faites. En 1904 est posée la première pierre du complexe actuel Gevaert à Mortsel, qui s’y trouve toujours actuellement. Gevaert est l’auteur d’importantes inventions en matière photographique. Il a rem­porté des prix aux expositions internationales de Milan en 1906 et de Bruxelles en 1910. Les produits développés dans son usine connaissent un succès mondial. Le papier Gevaert est utilisé partout, suivi par les pellicules, les appareils photo et les photocopieuses Gevafax, plus tard. Très vite, des filiales ouvrent leurs portes à Berlin et à Vienne et après la première guerre mondiale, une filiale est même créée aux Etats-Unis. En 1964, il entame une collaboration avec l’entreprise allemande Agfa. Agfa-Gevaert comptait trois départements: l’imagerie médicale, avec des (p.40) avec des systèmes d’imagerie, de copie et d’impression, et le département produits de consommation, qui fabrique notamment des pellicules. En 2004, ce dernier dé­partement de Mortsel ferme ses portes et est repris par l’entreprise allemande AgfaPhoto.

Lieven Gevaert joue un rôle clé dans l’industrialisation de la Flandre, qui commence tout doucement à former un contrepoids à la Wallonie. Il est à la base de la défense des intérêts flamands et de l’utilisation du néerlandais comme langue véhiculaire dans les entreprises, qui étaient encore totalement francisées à l’époque. Dans le domaine social également, il applique une politique progressiste dans son usine. Ouvriers et employés reçoivent une participation aux bénéfices et des cours du soir sont organisés à l’intention du personnel. Au sein de l’entreprise existe une société de secours mutuel et une assurance maladie et vie. Gevaert décède à La Haye en 1935.

1901 - André Dumont , ingénieur, découvre un gisement charbonnier en Campine

1910 - Exposition universelle à Bruxelles

1910s - La Red Star Line entre Antwerpen (Anvers) et New York

1913 - La voiture "Matallurgique Sport" (fabriquée à Marchienne-au-Pont)

1920 - la moto Excelsior 20R

1920 - Antwerp / VIIth Olympiad

1920s - découverte d'urianum par un ingénieur belge à Shinkolobwe (Congo)

1920s - la voiture Imperia I

1920s - la Compagnie Maritime Belge

1920s - l'auto "Miesse"

‘de 1927 à nos jours – l’histoire du prêt-à-porter belge

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

Le top du prêt-à-porter

 

La Belgique n’héberge pas que des couturiers internationalement réputés: quelques marques de prêt-à-porter méritent également d’être mentionnées. Andres & Co est une société fondée en 1927 à Destelbergen, qui produisait alors des vêtements de travail. La marque a connu une période de gloire avec des pantalons à la mode dans les années soixante-dix, mais un manque de suivi a provoqué sa reprise en 1988 par le groupe Santens, surtout renommé en tant que fabricant de tissu éponge. En 1992, la gamme s’enrichit par l’addition de la marque Hampton Bays et Andres devient Xandres en 1997. En 2003, l’entreprise devient leader de marché en Belgique avec un chiffre d’affaires de plus de trente millions d’euros. Sa production provient pour ainsi dire du monde entier: les accessoires viennent d’Italie et du Royaume-Uni, le cuir est monté en Turquie, la soie vient de Chine, le tricot d’Italie, alors que les vêtements sont confectionnés en Europe de l’Est.

Scapa existe depuis près de quarante ans et malgré son nom à consonance écossaise, la marque est 100% belge. Le mot ‘scapa’ est issu de la langue des Vikings, et signifie refuge. Scapa Flow est une baie des îles Orkney, au Nord de l’Ecosse, où l’Ecossais Brian Redding et son épouse belge, Ariette Van Oost, ont conçu leurs premières créations, vendues ensuite dans les boutiques Miss Polly. Aujourd’hui, Scapa conçoit (p.192) une collection complète, distribuée dans plus de 50 boutiques exclusives Scapa et 500 magasins proposant diverses marques, de Tokyo à Milan, en passant par Paris. En 1999, Scapa a lancé une nouvelle collection, Scapa Sports, qui s’est développée depuis, pour devenir une gamme complète pour dames, hommes et enfants, avec une ligne de chaussures et d’accessoires ainsi qu’une collection « home ». Scapa Sports est dirigé par Michael Redding, le fils de Brian et Ariette.

Toute la ligne, tant Scapa que Scapa Sports, est conçue par une dizaine de créa­teurs, tous issus de l’Académie d’Anvers.

La jolie marque de vêtements de grossesse Cache-Cache, lancée par Jan Hendrickx, perdure elle depuis vingt-trois ans. Avec des points de vente aux Pays-Bas, au Luxembourg et à Londres, elle constitue une valeur sûre dans ce segment de niche. En 1988, Luc Duchêne et Jean-Marc Piron créent un look contemporain sous le nom de Mer du Nord, marque qui faisait à l’époque partie du portefeuille de marques à succès Chipie et Chevignon. Originellement, les collections Mer du Nord avaient un style facilement identifiable, très inspiré de l’univers marin, mais depuis, elles sont de plus en plus influencées par la culture américaine, avec ses surfeurs californiens et ses James Bond girls.

 

C’est du belge?

 

Il est frappant de constater que de nombreuses marques portent des noms aux consonances françaises, italiennes ou américaines ou sont dotées de logos évoquant plutôt l’étranger. On dirait qu’elles font des efforts acharnés pour cacher leurs ori­gines belges!

Patrick van Heurck a fondé la marque Bellerose, 100% belge, en 1989. Il vend des vêtements de loisirs confortables. Bellerose Clothing Cy possède des boutiques en Belgique et aux Pays-Bas uniquement, mais son image est complètement américanisée. Sur le site web entièrement anglophone, on peut entendre de la musique américaine et voir des images de New York, sa dénomination s’inspirant d’ailleurs de Bellerose Village. Et sur la devanture des ‘stores’, flotte au vent la bannière étoilée américaine. Ce drapeau américain figure aussi sur le logo des vêtements RiverWoods, commercialisés (p.193)  par American Clothing Associates, implantée à Evergem, près de Gand. Les photographies du catalogue ont été shootées en décor naturel aux Etats-Unis. Apparemment, cette option est la bonne puisque la marque possède des succursa­les sur quatre continents: Europe, USA et Canada, Amérique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande.

La marque belge de vêtements Donaldson a elle aussi un look très américain, Mickey étant omniprésent. Elle produit d’ailleurs sous licence Disney. Elle est distribuée dans trente boutiques exclusives, vingt corners et plus de sept cent points de vente partout en Europe.

Les vêtements American Outfitters proviennent bien des Etats-Unis, mais celui qui croit que l’entreprise est américaine se trompe lourdement. Trois sœurs, Nathalie, Patricia et Caroline Vandemoortele, se cachent derrière cette marque de Nazareth, près de Gand. Leur père, Etienne Vandemoortele, travail lait pour Du Pont de Nemours et partait de temps à autre en voyage aux Etats-Unis. Un jour de 1976, il y découvre les pulls UCLA. Il les importe avec un succès phénoménal et fonde sa propre société, Action Wear. Fruit of thé Loom, Hanes et Outerbanks ont suivi. En 1995, il subit plusieurs attaques cérébrales. Caroline collaborait déjà avec lui. En un week-end, Nathalie et Patricia décident d’abandonner leur travail et de la rejoindre. Les sœurs se complètent bien: Caroline assure l’aspect commercial, Nathalie se charge des finances et Patricia est responsable du stylisme. Elles décident de faire d’American Outfitters leur marque exclusive et le succès frappe à leur porte. Probablement parce que la réputation de la Belgique au niveau de la mode s’est fortement améliorée ces vingt dernières années, certaines marques assument leur identité belge, entre autres avec un site web ‘be’, comme par exemple Terre Bleue, de l’entreprise de confection Duror. La marque de tricot Bleu-Du-Maine, à première vue inspirée par la France, communique avec le logo Made in Belgium’. Son pro­ducteur et distributeur est implanté à Schilde, près d’Anvers. Ingrid Van Renterghem est une véritable ambassadrice de la création belge. Dans son: magasin-concept de Lathem-Saint-Martin et son point de vente de Gand, elle ne vend que des créations de stylistes belges, avec en fond musical des artistes belges. Dans les espaces dédiés aux événements et aux expositions, elle ne sert que des boissons belges.

Les cigarettes Belga d'Odon Warland

1930s - UNION MATCH (Geraardsbergen)

1931 - FN 1635 Cabriolet

(s.r.)

1935 - de Wereldtentoonstelling in Brussel

1939 - Tournè / Tournai - Grande Brasserie du Lion - la (Bière) Belge

in: Christian Laporte, Lodoïs Tavernier, le père de la Ceca ?, LB 26/03/2007

 

Lodoïs Tavernier parlait déjà d »‘union européenne » dans ses rapports…

 

L’on a l’habitude de considérer que les Français Jean Monnet et Robert Schuman en sont les géni­teurs. Et si leur véritable père était plutôt belge ? Et avait nom Lodoïs Tavernier ? Au nom de la mémoire de son grand-père, An­dré Tavernier, fils lui aussi d’un ingénieur qui se trouve être le constructeur du premier cyclotron belge, et ingénieur lui-même, le pense, mais dit surtout en avoir des preuves !

« C’est en classant les archives de mon grand-père qui était ingé­nieur civil des mines et électricien de l’école polytechnique de Mons que j’ai découvert qu’il avait réa­lisé à Londres un rapport confi­dentiel à la demande du comité interallié pour l’étude de l’armis­tice. Lodoïs Tavernier travaillait pour le ministère des Affaires éco­nomiques et il lui avait été de­mandé de voir comment, à partir des ressources énergétiques disponibles, l’on pourrait stabiliser la paix en Europe. Pas question, évidemment, de refaire les erreurs du traité de Versailles d’après la Première Guerre mondiale qui avait surtout créé une Allemagne revancharde… »

Les conclusions de l’ingénieur ne laissaient guère de place au doute : « II fallait maîtriser le réservoir potentiel énorme qu’était la Ruhr allemande avec ses capa­cités importantes de production de charbon. Voilà une puissance industrielle qui pouvait redevenir une menace pour la paix en Eu­rope. Lodoïs Tavernier eut dès lors l’idée de créer une régie de contrôle du charbon et de l’acier allemand contrôlée par ses proches voisins, la France, la Belgi­que, la Hollande et l’Angleterre et idéalement par l’Allemagne elle-même ». Sa suggestion fut rete­nue : dans un premier temps, ce fut le « German Coal Control Group » qui attribua le charbon de la Ruhr aux Britanniques, le bas­sin d’Aix aux Belges et aux Hol­landais et la Sarre aux Français. Un contrôle qui fut maintenu jus­qu’à la mise en œuvre du Plan Marshall.

 

Lettres de remerciement

 

« Mais mon grand-père avait de la suite dans les idées », poursuit André Tavernier. « Dès son retour en Belgique, il avait développé son point de vue devant la Société des ingénieurs et des industriels et lors de moult conférences, puis dans de nombreux articles de journaux et lors de causeries sur de multiples antennes. Mieux: dans son rapport de 1945, il esti­mait indispensable que l’Allema­gne ou à tout le moins sa zone in­dustrielle soit incorporée dans une Union économique et moné­taire avec les pays alliés protec­teurs. J’ai retrouvé dans ses ar-* chives des lettres de remerciement Q du général de Gaulle et de Frédé­ric Joliot-Curie, double indice que la France avait compris son mes­sage. En fait, Lodoïs Tavernier ne donnait aucune chance de survie aux mines françaises et belges sans une structure commune. Il ne cessa sa croisade que lorsqu’il T/estima avoir atteint son but… »

De fait, il disparut de l’avant-scène lors de la création de la Ceca..

 

1949 - André Gérard (Vèrvî / Verviers) , créateur du livre de poche en français, de la fameuse collection Marabout

(VA, 11/04/2000)

1950 - Gérard Blitz, le fondateur du Club Med

in: Yves Vander Cruysen, Curieuses histoires des inventeurs belges, éd. Jourdan, 2012, p.241-244

N’en déplaise, à nouveau, à nos voisins français, le Club Med est une invention belge. Le concept de « vacances tout compris » est

né dans la tête d’un quadruple médaillé olympique  anversois, Gérard Blitz.

Né en 1901 au sein d’une famille de diamantaires anversois, Gérard Blitz est de ces sportifs anversois marqués par les préparatifs des Jeux

olympiques de 1920. Voulant aider la Belgique à se redresser après avoir subi, avec courage, l’occupation allemande, la communauté internationale a en effet confié à la ville d’Anvers le soin d’orga­niser les septièmes jeux olympiques d’été.

Blitz vient à peine de sortir de l’adolescence. Excellent nageur, il n’a de cesse de se préparer pour ce grand rendez-vous sportif. Il veut en être et, si possible, y briller. À force d’entraînements, de sacrifices aussi, il réussit à être sélectionné, à la fois dans l’équipe belge de natation mais aussi dans celle du water-polo. Il n’a que 18 ans. Et, pourtant, il marque, au niveau belge, ces olympiades historiques parce qu’elles ont lieu juste après un grand conflit mondial ; parce qu’on hisse, pour la première fois, le drapeau olympique et qu’on y prononce, nouveauté également, le serment olympique. Le jeune Anversois décroche, en effet, dans un bassin olympique aménagé dans les douves des anciennes fortifications d’Anvers, la médaille de bronze de l’épreuve de 100 mètres dos, mais aussi, avec ses équipiers, dont son frère Maurice, la médaille d’argent du tournoi de water-polo. Et ce n’est qu’un début. Aux jeux de Paris, en 1924, il participe à nouveau, tout comme son frère, à la finale olympique de water-polo, y décrochant une troisième médaille olympique. Face aux vainqueurs français, les Belges ont mené une résistance solide. À un point tel que le public tricolore, très reconnaissant du spectacle offert, réclamera, après la Marseillaise, l’exécution de la Brabançonne. Douze ans plus tard, Blitz et ses équipiers obtiendront encore une médaille de bronze. Ce seront ses derniers jeux. Par la suite, il se contentera d’y assister en spectateur, étant devenu président de la Fédération belge de natation. Il est vrai qu’il collectionna, durant sa carrière de nageur, pas moins de trente-six titres de champion de Belgique.

La guerre, bien évidemment, va le marquer. Il rejoint tout naturellement, les rangs de la résistance. Et, à la fin du conflit, bouleversé par la faiblesse de bien des prisonniers de guerre rentrant au bercail, il organise, pour le compte du Gouvernement belge, en Suisse, des camps destinés à accueillir ces derniers et à les préparer à un retour à la vie normale.

C’est cependant en 1949, en visitant sa sœur Edith au club olympique de Calvi, en Corse, qu’il a l’idée de sa vie : créer un village de vacances, avec un camping, un bar et des activités sporti­ves. Quelques mois plus tard, le 27 avril 1950, il crée l’association de droit belge « Club méditerranée » et ouvre son premier village de toile, le 5 juin 1950, sur un terrain loué à Alcudia, non loin de Palma de Majorque, aux îles Baléares. Pour ce faire, il a fait appel à ses ex-équipiers. Les animateurs sportifs ne sont autres que d’anciens champions belges ; les gestionnaires, des collabo­rateurs de son ancien centre de revalidation suisse. Le matériel de cuisine, il l’a acheté dans un surplus de l’armée américaine cantonnée en Allemagne. Quant aux toiles nécessaires à dresser les tentes, elles sont fournies par la société « Trigano père et fils », spécialisée dans le domaine.

Ils seront, sur la première saison, 2.300 à profiter de ces vacan­ces insolites, conviviales, basées sur l’abolissement, le temps de quelques jours, des barrières de l’argent, des classes sociales et des religions. « La vie en communauté et le partage des bienfaits du sport peut être l’antidote de notre civilisation », a-t-il un jour expliqué. Il voulait « recueillir les hommes que détruit la société moderne en un lieu de paix et de douceur où ils peuvent récupérer leurs forces » ou « fabriquer un milieu artificiel destiné à réappren­dre les hommes à sourire. »

Parmi ces premiers GM (gentils membres) figurait Gilbert Trigano, le fils du fournisseur de tentes. Militant communiste, ce dernier ne pouvait qu’être fasciné par le projet utopiste de Gérard Blitz. Homme de chiffres, il devient, en 1953, trésorier de l’asbl. Son pragmatisme sera très utile à l’expansion du projet. Car la réputation du club ne s’est pas fait attendre. Ils sont des milliers à vouloir goûter à ce nouveau type de vacances où l’on pouvait vraiment faire une parenthèse dans sa vie ; où l’on pouvait aussi donner libre cours à tous ses fantasmes de liberté,…

Dès 1952, les toiles sont remplacées par des cases. L’idée, cette fois, est celle de Claudine Blitz, la femme de Gérard qui a vécu à Tahiti. Sur l’île de Corfou, au large de la Grèce, elle a réussi à reconstituer l’atmosphère des îles du Pacifique. Le soleil y est tout aussi généreux et le paréo y est de rigueur. Suivront, en 1954, un club identique sur l’île de Djerba en Tunisie, puis, en 1955, un village à Tahiti. On pouvait s’y payer la liberté totale, dans un environnement paradisiaque… en dix-huit mensualités. Le premier village de neige naît, pour sa part, à Leysin, en 1956.

Gérard Blitz, quant à lui, cède, petit à petit, son enfant à son partenaire, Gilbert Trigano. En 1963, ce dernier en devient le PDG, Blitz devenant « super ambassadeur ». Lui qui aimait à dire que « ce ne sont pas les vacances qui comptent, c’est la vacance de l’esprit, l’état de liberté intérieure » s’est captivé pour le yoga. Il s’initie à cette discipline auprès de grands maîtres, en Inde. Mais, comme toujours, il veut partager son savoir avec d’autres. Formi­dable pédagogue, il crée le programme de formation servant encore aujourd’hui de référence aux principales écoles européennes de yoga. Il crée aussi les « rencontres internationales de Zinal » où se retrouveront les plus grands noms de la vie spirituelle moderne.

C’est donc un homme serein qui décède en 1990. Mais son « enfant » a, lui, bien grandi. Toujours sous la présidence de Gilbert Trigano, il est entré en bourse ; a vu se multiplier le nombre de villages de cases, de villas, d’hôtels, d’infrastructures nouvelles et, bien sûr, le nombre de GM. Blitz n’eut pas à vivre les conséquen­ces de la première guerre du Golfe, qui furent catastrophiques pour l’industrie touristique et particulièrement pour le Club Med. Même Gilbert Trigano et son fils Serge ne résistèrent pas à cette crise. Le premier démissionna en 1993 au profit du second ; ce dernier fut remplacé, quatre ans plus tard, sous la pression des actionnaires par Philippe Bourguignon, l’ex PDG d’Eurodisney.

Dirigé de nos jours par Henri Giscard d’Estaing, le fils aîné de l’ancien président de la République française, le Club Med a accueilli, en 2010, plus de 1,2 million de clients au sein de 75 villages, implantés dans 40 pays et animés par 15.000 GO, porteurs de cent nationalités différentes. Son chiffre d’affaires avoisine les 1350 millions d’euros.

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 Le fondateur du Club Méditerranée est un Belge. Diamantaire, champion de water-polo et président de l’association de yoga, Gérard Blitz (1912-1990) débute en 1950 avec un village de tentes à Majorque, pour que chacun puisse s’offrir des vacances à la mer après les terribles années de guerre

1950s - camions / vrachtwagens Miesse

1950s - Brasserie Declerc-Breda (Chieuve / Chièvres)

1950s - l'Imperia

1953 - la Sarolea 200 Regina

1958 - Brussels World Fair

 

La maroquinerie Delvaux

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 (p.188) Des sacs à main de luxe…

Quand on aborde le sujet des sacs à main classiques, le fournisseur de la cour Delvaux apparaît naturellement comme l’exemple même de la valeur sûre. Son histoire débute il y a déjà 175 ans, lorsque Charles Delvaux installe son magasin de maroquinerie avec ses propres ateliers dans la rue de l’Empereur à Bruxelles, dispa­rue depuis. Il était spécialisé dans les malles, valises et autres articles de voyage. En 1933, a lieu une première réorientation des activités, avec la reprise de l’entreprise par Franz Schwennicke. Outre les articles de voyage traditionnels, Delvaux se lance dans la création de collections de maroquinerie, à l’image de la haute couture.

(p.189) Un de ses sacs à main, le Brillant, né en 1958 à l’occasion de l’Exposition Universelle de Bruxelles, est aujourd’hui un classique. Lors du décès de son mari en 1970, Solange Schwennicke reprend le flambeau de la maroquinerie Delvaux. La marque prend vite une envergure internationale: des accords de distribution sont signés avec le Japon et les premiers pas sont faits pour commercialiser la marque sur le continent américain.

Malgré le succès, Delvaux continue à fabriquer ses sacs de luxe exclusivement dans ses propres ateliers, en Belgique et en France. La recette se fonde sur le savoir-faire unique des artisans et sur le soin extrême qu’ils portent à la confection des produits, avec des matières choisies. En 1996, la marque se rajeunit avec la ligne Deux, plus accessible. Quelques années plus tard, elle ajoute bijoux et cravates à sa gamme.

1960s - le plein essor pour SABENA, Spa Monopole et les confitures Materne

 

Stijn Helsen

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

(p.185) Le trentenaire Stijn Helsen n’a aucun lien avec les ‘petits clans de la mode’ d’Anvers et de Bruxelles, bien qu’il soit doté lui aussi d’une personnalité flamboyante qui lui a permis de connaître très jeune une carrière à succès. Depuis 1939 et trois générations, le nom de Helsen évoque au Limbourg le métier de tailleur. Dans les années 40, à Borgloon, son grand-père Albert Helsen montait manuellement des costumes pour hommes sur la base de patrons individuels. Il transmit son savoir-faire à son fils Roland Helsen, qui déplaça l’entreprise familiale à Hasselt et développa le label de qualité Helsen par une vaste gamme de costumes italiens raffinés et de vêtements de sport américains. Dans cet environnement, rien d’étonnant à ce que le fils cadet de Roland, Stijn, ressente une fascination pour le métier, perfectionné par son père et son grand-père au point d’en faire un art.

Ayant grandi entre les costumes sur mesure et les tissus de qualité, Stijn crée et coud ses propres pantalons dès l’âge de douze ans! Il souhaite compléter le savoir-faire familial par une véritable formation de styliste. Il opte pour l’école Léon Mignon à Liège, où la mode devient encore plus son centre d’intérêt, puis part pour l’Instituto Marangoni à Milan. De retour en Belgique, au début de la vingtaine, le jeune homme conçoit une collection limitée en utilisant les techniques qu’il a assimilées, mise en vente dans la boutique familiale. Il remporte un tel succès que son talent ne passe pas inaperçu: le Limbourgeois est engagé par la créatrice d’avant-garde Vivienne Westwood, qui le charge de la coupe des patrons et du stylisme. C’est ainsi que Helsen apprend à connaître une tout autre facette de la mode: la jeunesse branchée de Londres. Là, un détaillant international d’envergure, Joseph, s’intéresse à lui et lui commande plus tard la création d’une ligne de vêtements sous la marque Joseph. La collection est un tel succès que Joseph représente aujourd’hui le label de Stijn. Peu après, un autre grand de la mode découvre ce talent prometteur. Valentino lui propose un poste à Rome, une offre que Helsen ne peut décliner. Après un défilé pour Armani, il prend l’habitude d’être mannequin pour ses vêtements. Quel autre styliste de 24 ans peut se targuer de voir sa collection de costumes clas­siques sur mesure, costumes pour hommes, chemises, tricots, chaussures et autres accessoires vendue non seulement en Belgique et dans les pays limitrophes, mais aussi en Italie, aux Etats-Unis et au Japon?

Comme si ce n’était pas suffisant, Helsen a également travaillé à Los Angeles com­me assistant du créateur de costumes, dans l’équipe responsable des combinaisons spéciales (8.000 euros pièce!) de Spiderman, pour le film ‘Spiderman 2’. Pourquoi les Américains, si exigeants, ont-ils porté leur choix sur un Belge? Probablement parce que l’astucieux restyling de ces combinaisons nécessitait non seulement un talent exceptionnel de créateur mais aussi une connaissance technique approfondie du traitement des matières et de l’anatomie. Depuis, Helsen a collaboré à d’autres productions cinématographiques, comme ‘Seabiscuit’ et ‘Pirates of the Caribbean’.

1979 – Carta Mundi

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 En 1979, à Turnhout, quelques producteurs de cartes à jouer réunissent quelque 150 ans de savoir-faire dans Carta Mundi, qui fait à présent partie des leaders mondiaux. L’entreprise produit 185 millions de jeux par an, au rythme de 200 cartes par seconde, et possède des filiales en Europe, à Singapour et aux Etats-Unis.

 

(Clément de Bièvre) (in: L’ Accent, 1980)

Les frontières linguistiques ne constituent plus des frontières économiques en Europe; elles ne peuvent pas davantage le devenir dans notre pays.

1980s - Gérard Mortier, le plus grand directeur d'opéra de la fin du 20e siècle et du début du 21e siècle

(LB, s.d.)

Xavier Kegels

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

…à un petit singe qui ravit le monde

 

Xavier Kegels (1952) incarne un autre conte de fées dans le monde de la maroquinerie. Il a étudié le marketing, ce qui en fait un autodidacte parfait dans le domaine de la création. Après un préambule dans des entreprises actives dans des secteurs divers en Afrique et en Extrême Orient, il lance en 1980 la collection de sacs Laurent David, à l’élégance européenne. En 1986, Kegels ressent que la culture anglo-saxonne est plus dans l’air du temps et il crée une ligne plus jeune, avec une image amusante.

Le nom de Kipling est disponible car cela fait précisément 50 ans que l’écrivain Britannique est décédé. Étant donné que ce nom est lié aux animaux du Livre de la Jungle et que Kegels veut se distinguer des autres marques, il opte pour un petit singe comme signe distinctif. Il souhaitait aussi se forger une image unique afin de lutter contre la contrefaçon.

Ses sacs légers mais robustes provoquent une véritable frénésie. Toutefois, la mar­que connaît une expansion trop rapide et Kegels se voit obliger de la vendre en 1992, pour un franc symbolique, à l’homme d’affaires Tony Gram, propriétaire du fabricant de valises Delsey. En 2000, celui-ci revend la marque à succès au fonds d’investissement suisse UBS pour presque 180 millions d’euros. Moins de deux ans plus tard, Kipling se retrouve à nouveau en mauvaise posture et Gram est présent (p.190) une fois de plus pour la sauver. Il rétablit une nouvelle fois la situation et confie la gestion à VF Corporation, le géant américain de l’habillement, propriétaire des marques Lee et Wrangler.

Entre-temps, Xavier Kegels n’est pas resté inactif. En 1993, il fonde la maison Hedgren, une autre ligne de sacs légers et pratiques, baptisée d’après sa grand-mère suédoise. Hedgren connaît également un franc succès: on peut voir des célébrités porter les sacs à dos typiques, fabriqués dans des matériaux particulièrement soli­des, avec des fermetures éclair surdimensionnées. Actuellement, un million de sacs en moyenne sont écoulés annuellement dans soixante pays, représentant un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. Kegels collabore également avec Samsonite, pour qui il a créé la collection jeunes Trunk & Co.

1981 - Union des Drapiers

Cara Duchatelet

(PP?, 27/04/1983)

Edouard Vermeulen

 

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

(p.167) Voici un peu plus de vingt ans qu’Edouard Vermeulen a repris la maison de couture bruxelloise Natan. Arrivé dans le métier par hasard, il compte aujourd’hui de nombreuses personna­lités royales dans sa clientèle. Ce qui avait débuté en tant qu’activité secon­daire, parallèlement à une entreprise d’aménagement d’intérieur, a provoqué une réaction en chaîne que plus rien n’arrête dans la haute couture.

Né en 1957, Edouard Vermeulen a grandi à Ypres. Après ses études d’architecture d’intérieur, il est parti pour Bruxelles afin de trouver un espace où installer son show-room. C’est ainsi qu’il a loué le rez-de-chaussée de la maison de couture Natan pour y lancer sa propre affaire. Vermeulen ne pensait nullement travailler dans la mode mais, deux ans après ses débuts en tant que décorateur, il a eu l’occasion en 1973 de reprendre tout l’immeuble. Un an plus tard, il présentait sa première collec­tion, principalement composée de robes du soir et de vêtements de cérémonie. Dans les années quatre-vingts, Natan ouvre quatre boutiques en Belgique, suivies en 1990 d’une première à Paris. D’autres suivront au Luxembourg, en Allemagne et aux Pays-Bas. Avec Natan, Edouard Vermeulen est désormais une valeur sûre dans la haute société. Son succès a atteint des sommets inégalés en 1999, lors du mariage du Prince Philippe et de la Princesse Mathilde, pour laquelle il a dessiné la robe de mariée. A cette occasion, il a également habillé la Princesse Astrid et sa fille Maria Laura. C’est également lui qui a créé la robe de la Princesse Claire pour son mariage avec le Prince Laurent. Lors des mariages des princes héritiers de Suède et d’Espagne, la Reine Paola et les Princesses Mathilde et Claire portaient également ses créations. La réputation d’Edouard Vermeulen est également bien établie aux Pays-Bas. Pour le mariage du Prince Constantijn avec Laurentien, c’est lui qui a conçu toute la garde-robe de la mariée, avec des robes pour le bal, le mariage civil et le mariage re­ligieux. La Princesse Maxima a connu Edouard Vermeulen lorsqu’elle vivait encore à Bruxelles. Elle a annoncé son mariage avec le Prince d’Orange dans une robe Natan, et Edouard Vermeulen a conçu une tenue adéquate pour cha­cune de ses Joyeuses Entrées dans les provinces. C’est également du Natan qu’elle portait lorsqu’elle a annoncé sa grossesse, ainsi qu’à l’enterrement de la Princesse Juliana. Outre d’élégantes collections pour dames caractérisées par une classe raffinée, Natan propose également une collection pour hommes, une ligne de chaussures, mais aussi une ligne de jeans. En 2004, Maxima a surpris tous les Néerlandais en arborant un ensem­ble Natan Jeans le Jour de la Reine.

Le « Pain quotidien »

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

Des moules au pain artisanal

 

Certains concepts horeca belges sont devenus de véritables chaînes internationales, comme ‘Léon de Bruxelles’ et ‘Le Pain Quotidien’.

La vitrine de droite annonce ‘Frites et Moules’ et celle de gauche ‘Moules et Frites’ : nous sommes en 1893, devant la friture que Léon Vanlancker a ouverte dans la rue des Bouchers, près de la Grand’ Place de Bruxelles. Aujourd’hui, neuf bâtiments sont déjà occupés au même endroit pour pouvoir accueillir le flux sans cesse crois­sant d’amateurs de moules. En 1989, près de cent ans après les débuts à Bruxelles, un descendant, Rudy Vanlancker, ouvre la première brasserie à Paris, sous la même enseigne ‘Léon de Bruxelles’. Le public français apprécie également les moules et les frites ‘à la bruxelloise’ et la chaîne de franchisés compte déjà 37 restaurants dans toute la France.

Et qui aurait pensé que la formule du ‘Pain Quotidien’ aurait du succès jusqu’à New York? Une boulangerie où le pain est encore cuit de manière artisanale et où trône une longue table en bois où chacun peut en toute simplicité venir prendre son petit déjeuner ou un lunch, dans une vaisselle ‘country style’, voilà la recette. Et ça mar­che! Après Bruxelles, des établissements ont également été ouverts en Flandre et en Wallonie, mais aussi à New York, à Los Angeles, à Paris, à Nice, à Aix-en-Provence, à Genève et à Rome.

 

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

MODE

(p.163) Pendant longtemps, la Belgique fut l’un des pays les moins en vue dans le monde de la mode. La campagne ‘Mode c’est belge’, sous l’impulsion de l’ITCB (Institut du Textile et de la Confection belge), modifia complètement la donne. À la fin des années quatre-vingt, il n’y avait déjà plus de honte à avoir lorsque l’on présentait une collection belge. Grâce aux succès des ‘Six d’Anvers’ dans l’univers de la mode, notre pays possède aujourd’hui une place de choix sur la scène internationale. Avec leurs créations innovantes et même souvent osées, ils se sont imposés parmi les étoiles du firmament de la mode. Toutefois, ils ne sont plus les seules figures de proue de la créativité belge dans le domaine de la mode.

 

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

Les classiques royaux

 

Quel est le point commun entre la Reine Paola et la rock star Mick Jagger? Leur affection pour la maison Olivier Strelli, que le grand public aurait tendance à situer à Milan plutôt qu’à Bruxelles. Nissim Israël est né en 1946 au Congo belge, dans une famille de six enfants.

(p.164) Officiellement, il possède la nationalité italienne car son père est originaire de Rhodes, qui se trouvait à l’époque sous administration italienne. N. Israël essaye depuis des années d’acquérir la nationalité belge, car il se sent 100% Belge, comme il dit, mais son acte de naissance semble poser des problèmes. Dans son enfance, le garçon s’imprègne de la palette de couleurs africaine. Son père, dirigeant d’une usine d’impression de boubous, les vêtements typiques de là-bas, lui transmet la passion du textile. Sa mère l’a également influencé car elle confection­nait des vêtements, par exemple les robes de mariée de toutes ses amies. Avec l’indépendance du Congo, la famille s’installe en Belgique, où Nissim obtient le diplôme d’ingénieur textile (Tournai). Il complète sa formation par un post-graduat à la London School of Economies. Après un nouveau séjour en Afrique et quatre ans de dur apprentissage à la Calico Printers Association en Angleterre, il se sent de plus en plus attiré par la création. Il retourne en Belgique et décide en 1974 de se lancer dans le prêt-à-porter. Il fonde sa société, Nissim NV/SA, avec l’ambition de faire accepter la couleur aux gens du nord. Il commence par des chemises pour hommes dans un style décontracté, avec les couleurs africaines comme source d’inspiration. En 1976, il loue un petit stand au Salon du prêt-à-porter de Paris et y présente ses premières collections de chemises. Il rencontre directement le succès: en quelques jours, il vend des milliers de pièces, entre autres à Bloomingdales et Harrods. Poussé par cet enthousiasme, il lance avec assurance ses premières vestes vert pomme, rouge corail, jaune paille et rouille.Tout le monde est enchanté par ses combinaisons de couleurs et de matières et Strelli étend sa gamme pour proposer un total look. Sa première boutique exclusive voit le jour en 1984. La marque Olivier Strelli est une combinaison du prénom du fils de Nissim et du nom du grand-père de sa femme. Depuis lors, la machine Strelli tourne à plein régime. La marque est aujourd’hui dis­tribuée dans environ cinq cents points de vente, répartis partout dans le monde. Avec les années, la gamme de produits s’est développée méthodiquement, entre autres avec des chaussures, des parfums, des lunettes, des accessoires et du linge de maison. En 1989 et 1999, Sabena confie à Strelli la mission de créer des uniformes pour ses hôtesses. Après la faillite de la compagnie, Strelli organise une vente des foulards qu’il avait imaginés, dont la totalité de la recette est versée au fonds social des employés licenciés.

(p.165) L’empire de I’ ‘accordeur de couleurs’ Olivier Strelli perdure déjà depuis un quart de siècle. Ses clients ne se limitent pas seulement à la Reine Paola ou aux Stones, mais aussi d’autres vedettes du showbiz comme Joan Collins, Paye Dunaway ou Don Johnson, tombés sous le charme des créations de Strelli, aux teintes subtiles et imprimés originaux.

 

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

Un autre créateur belge fréquente avec assiduité la famille royale: Gerald Watelet (1965). Il a imaginé la tenue de la Princesse Mathilde lors du mariage entre le Prince Laurent et la Princesse Claire, mais il avait déjà habillé la Reine Paola et la Princesse Astrid.

Étonnement, G. Wathelet a un passé culinaire. Dans une vie précédente, il était maître d’hôtel à la Villa Lorraine, un restaurant étoile, et champion belge de danse de salon. Mais il ne peut pas s’empêcher d’exprimer sa créativité: en 1988, soutenu par un partenaire financier, il fonde sa propre maison de couture et monte déjà son premier défilé un an plus tard. Il connut la gloire en 1993, lorsque la Reine Fabiola appa­rut à son défilé en compagnie de Paola, alors Princesse de Liège. Wathelet prit le bouquet du mannequin présentant la robe de mariée et le tendit à la Reine. Depuis, la maison royale belge est une des ses fidèles clientes et il habille régulièrement les princesses des familles royales de Belgique et du Luxembourg. Néanmoins, il se vit obligé de déposer le bilan de sa maison de couture bruxelloise en 1996. Un an plus tard, il lance sa ligne Almost Couture, du prêt-à-porter de luxe, mais continue la haute couture sur commande pour ses fidèles clientes. On lui a décerné l’année dernière la croix d’Officier de l’Ordre de Leopold II. Wathelet n’hésite pas à prendre des risques: fin 2002, il ferme sa boutique sur l’ave­nue Louise, ouvre une nouvelle maison de haute couture à Paris, dans le Triangle d’Or, et engage immédiatement six couturières d’Yves Saint Laurent. Wathelet se sent chez lui à Paris: né à Namur, il n’avait que quatorze ans lorsqu’il découvrit pour la première fois la Ville-Lumière.

 

in: Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

(p.172) Les Six d’Anvers

Jusque dans les années 80, la mode belge était synonyme d’une confection de bonne qualité mais pas vraiment excitante. Aujourd’hui, quelque soixante-dix pourcent du chiffre d’affaires de la mode belge provient de l’exportation. Comment un tel revirement a-t-il pu se produire, voilà une question à laquelle seul un conte de fées moderne peut répondre.

Tout a commencé avec six diplômés de la section stylisme de l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers: Ann Demeulemeester,Walter Van Beirendonck, Dirk Van Saene, Dries Van Noten, Dirk Bikkembergs et Marina Yee. En 1986, ils décident de s’inscrire au British Designer Show de Londres. Ils rassemblent tout leur argent pour louer une camionnette, dans laquelle ils chargent eux-mêmes leurs vêtements et le matériel destiné à la décoration de leurs stands.Tout le groupe part pour Londres, sauf Ann Demeulemeester qui est enceinte. Ils logent dans un camping et consacrent le peu d’argent qu’il leur reste à la publicité.

Comme ce sont des débutants, les responsables du salon les traitent assez dure­ment: leurs stands sont petits et mal situés au deuxième étage de l’Olympia Hall, entre les robes de mariée. Cela ne les empêche pas de se faire remarquer: on peut ainsi voir Walter Van Beirendonck, déguisé en lutin et installé sur un champignon, prendre note des commandes dans un livre de contes. Cette approche originale fait sensation et les professionnels se mettent à monter à l’étage dès le deuxième jour. Les journalistes de mode britanniques débordent d’enthousiasme, mais ils éprouvent quelques difficultés avec ces noms flamands compliqués: ils se contentent de parler des ^Antwerp Six’ (Les Six d’Anvers). De manière très inattendue, les Belges sont la révélation du salon international de mode et ils rentrent en Belgique le carnet de commandes bien rempli, euphoriques.

L’intérêt ne fait que croître et ils sont traités avec un peu plus de respect à l’édition suivante du salon, malgré un événement hilarant. Dirk Bikkembergs avait prévu des poules empaillées pour son stand, mais la douane britannique a refusé de les laisser entrer. Le groupe a alors négocié pendant des heures car le projet devait se poursuivre, quoi qu’il en coûta.

 

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

L’homme qui a fait financer son restaurant par des stars mondiales

Eddy Kerkhofs a réussi à ouvrir à Los Angeles un pôle d’attraction gastronomique dont les clients sont des stars mondiales. Eddy a grandi dans une ferme à Riemst, dans le Limbourg, et a appris la bonne cuisine par une tante, qui s’activait tous les jours aux fourneaux pour nourrir les travailleurs de la ferme. Après ses études, il est parti effectuer un stage à Boston. Mais il était très attiré par le monde des stars de Los Angeles, que les noms de Beverly Hills et de Hollywood seuls suffisent à évoquer. Il a été le premier à rénover une ancienne bâtisse sur le Sunset Boulevard, alors quelque peu en déclin. Pour financer sont restaurant ‘Le Dôme’, il a contacté quelques vedettes de cinéma qu’il avait rencontrées et a conclu un accord avec elles.

(p.147) Pour 3000 dollars, elles recevaient un chèque à terme d’une valeur de 4000 dollars pour venir manger dans son restaurant. De cette façon, il a recueilli les fonds néces­saires et les stars lui ont fait une publicité absolument impayable. Ronald Reagan, Jack Nicholson, Richard Gere, Barbra Streisand et notre Jean-Claude Van Damme y ont été souvent vus. Après 25 ans, Eddy Kerkhofs a vendu son restaurant ‘Le Dôme’ fin 2004. Mais un nouveau projet d’expérimentation culinaire, ‘Il Piccolino’, est déjà en route. Wait and see!

 

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

(p.180)  Et les autres…

Cette présence belge dans l’univers de la mode ne se limite pas aux Six d’Anvers. Quelques-uns de leurs contemporains ont réussi à y occuper une place, qu’ils ont conservée jusqu’à aujourd’hui. Le style de Kaat Tilley diffère beaucoup de celui des jeunes Belges qui ont percé dans les années quatre-vingt. Elle reste néanmoins une valeur sûre, avec ses créations oniriques, teintées de bohème. Du point de vue commercial, elle suit bien la tendance actuelle, avec des points de vente aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, aux Etats-Unis et au Proche-Orient. En collaboration avec le Secrétariat belge du Commerce extérieur, Kaat Tilley a également parcouru la moitié de la planète. L’année 1989 est à noter dans les annales: elle a ouvert sa première boutique, donné naissance à sa deuxième fille et gagné le combat contre le cancer des ganglions lymphatiques. En 1997, sa société a reçu le titre d’ ‘Entreprise de l’année’. Outre les vêtements, elle crée des bijoux, du mobilier et des luminaires.

L’autodidacte Elvis Pompilio, originaire de Liège, était un publiciste qui créait des chapeaux à ses heures. En 1987 il décide de se consacrer entièrement à sa passion

(p.181) et ouvre une boutique à Bruxelles. Il fait d’emblée fureur auprès de quelques grands stylistes et enrichit plus tard sa gamme de produits, avec d’autres accessoires com­me des parapluies, des sacs et des lunettes. Il se forge une réputation internationale et vend chaque année plus de 20.000 chapeaux dans ses boutiques de Bruxelles, d’Anvers, de Paris et de Londres. Même le public japonais est fou de ses créations! La collaboration entre les créateurs de bijoux Katrin Wouters et Karen Hendrix remonte déjà à la fin de leurs études dans la section orfèvrerie de l’Académie d’An­vers. En 1985, ils lancent une première collection de bijoux uniques. Plus de 30 collections ont suivi, avec lesquelles ils se sont imposés dans les salons spécialisés de Paris, de Düsseldorf et de New York.

 

Lou Van Beirendonck, Lieven Verbrugge , Les Belges sont formidables, Vous en doutiez ?, éd. Brillant, 2005

 

La nouvelle génération

Après le Designer Show britannique de 1988, les Six étaient devenus un concept tellement fort qu’il a fallu presque dix ans avant de voir apparaître une nouvelle gé­nération de créateurs belges. Raf Simons, Jurgi Persoons, A.F. Vandevorst, Véronique Branquinho et Olivier Theyskens forment cette deuxième vague de stylistes.

Raf Simons (1968) a grandi à Neerpelt. Il a d’abord étudié le design industriel à Genk. Ayant débuté comme créateur de meubles, il s’est vite rendu compte des limi­tes de son choix professionnel. La mode le fascinait et il voulait suivre une formation à Anvers, mais la directrice du Musée de la Mode, Linda Loppa, l’en a dissuadé. Elle estimait que Simons pouvait créer directement une collection, ce qu’il a fait en 1995.Très rapidement, il a présenté des vêtements pour homme à Milan et Paris. Le style de Simons innovait radicalement et il a fait des vagues au niveau international. En antithèse de l’idéal de beauté masculine dominant, il a présenté ses créations sur des adolescents anonymes qu’il trouvait grâce à des castings à Anvers et dans les environs. Malgré son succès, Simons décide de faire un break en 2000, en réaction à l’obsession de vitesse dans l’industrie de la mode. Il effectue son retour l’année suivante et s’implique également dans le monde de l’art. De plus, il enseigne la mode à l’Université d’Art appliqué à Vienne. Depuis juillet 2005, Raf Simons est directeur créatif de la maison de couture allemande Jill Sander, qui appartient à Prada. Il est

(p.182) très rare que l’on confie la responsabilité d’une maison de couture étrangère aussi importante à un Belge.

Jurgi Persoons (1969) a déjà fait parler de lui pendant ses années d’études à l’Aca­démie d’Anvers, par des mariages osés d’ultraclassicisme et de sadomasochisme. Il a d’abord travaillé comme assistant de Walter Van Beirendonck pour la collection W&LT, puis a lancé sa propre marque en 1996.Tout comme Martin Margiela, mais aussi Raf Simons et Véronique Branquinho, Persoons recherche plutôt l’anonymat. Persoons n’a pas organisé de défilé à Paris, mais il a créé des tableaux statiques, où le cadre, le décor et l’ambiance étaient prépondérants. Il a ainsi placé ses modèles dans des boîtes de verre sur les quais de la Seine, a rempli un parc ouvert la nuit de sculptures en plexiglas en forme d’œuf, dans lesquelles se trouvait un mannequin immobile ou a fait poser des modèles à cinq mètres au-dessus du sol, sur des écha­faudages.

A.F. Vandevorst semble être le nom d’une personne, mais en fait il s’agit d’un duo et même d’un couple. A.F. correspond aux initiales de Filip Arickx (1971) et la deuxième partie de la marque se réfère à An Vandevorst (1968). Ils sont tous deux sortis diplômés de l’Académie d’Anvers en 1991. An Vandevorst a ensuite été du­rant cinq ans la première assistante de Dries Van IMoten pour sa collection féminine. Par après, elle s’est consacrée aux accessoires de la collection de Van Noten. De son côté, Filip Arickx a poursuivi sa formation de 1989 à 1992 chez Bikkembergs puis conçu jusqu’en 1995 la collection pour femmes vSowa’. Depuis 1998, ils créent ensemble les collections A.F. Vandevorst. Les réactions de l’étranger n’ont guère tardé. Ils ont été récompensés par le prix *Vénus de la Mode’, un prix parisien im­portant qui consacre les créateurs les plus prometteurs. Depuis 1999, ils travaillent pour la ligne de cuir italienne Ruffo. A.F. Vandevorst n’hésite pas à proposer des concepts originaux. Il y a quelques années, la marque a organisé un défilé dans une salle d’infirmerie improvisée, avec des patients alités.

Véronique Branquinho (1973) est sortie diplômée de l’Académie d’Anvers en 1995. Deux ans plus tard, elle proposait son premier défilé à Paris et en 1998, elle s’est

(p.183) vue octroyer le VHl Fashion Award à New York, pour la meilleure débutante. Vogue l’a qualifiée d’icône de la nouvelle élégance et Suzy Menkes, journaliste à l’Interna­tional Herald Tribune, l’a décrite comme M’une des rares stylistes actuelles créant une mode pour les femmes modernes’.

La nouvelle génération ne provient pas uniquement d’Anvers. Olivier Theyskens (1977) a quitté l’école de stylisme bruxelloise La Cambre en 1997, sans terminer sa formation, mais il était déjà présent la même année pour les défilés parisiens, avec une collection de qualité qui n’était pas à vendre. Tel un jeune prince des ténèbres, il est acclamé pour son macabre spectaculaire et son style gothique, où prédominent le noir, le cuir et les tissus de luxe. Lors de la cérémonie des Oscars 1998, Madonna a porté une jupe de Theyskens et le Vogue américain, une référence, n’a pas cessé de l’encenser. En 2000, le jeune homme de 22 ans remporte le ‘Vénus de la Mode’ à Paris. Deux ans plus tard, il est engagé comme principal créateur de la maison de couture française Rochas. Il présente sa première collection féminine en 2003.

Christophe Coppens est sans conteste un digne successeur d’Elvis Pompilio. C’est un créateur multifacettes avec une grande expérience du théâtre. Comme il lui fallait des chapeaux pour une production qu’il mettait en scène, il a décidé d’apprendre à en créer en allant chez une modiste. Sa première collection a d’emblée connu un succès international, par son utilisation de matériaux, structures et couleurs innovants. Il crée également des installations, ainsi que des bougies, de la céramique, de la verrerie et d’autres objets d’intérieur.

 

1990 - the Uruguay Round in Brussels

(LB, 29/11/1990)

1990s - entreprises belges de dragage de réputation mondiale

(LB, s.d.)

Belgian Beer Cafés, all over the world

Crauwels A., Trop modestes, les Belges quand ils exportent?, (Waterloo), LB , s.d. (1990s)

 

A Manille, il a trouvé que du lait de provenance belge était importé par une firme hollandaise; ACEC et BN qui ont construit les voitures de métro aérien de Manille n’ont pas fait mentionner que le matériel était de fabrication belge.

Notre franc ne figure ni aux tableaux des changes des banques dans les aéroports de Singapour, Dubaï, Kuala Lumpur, Manille, ni aux tableaux des banques dans les grands centres de ces pays.

MAIS les gulden, mark, franc fr. figurent en bonne place.

De Belgen bouwen in de laatste decennia van de 20ste eeuw metro’s in Manilla, Singapore, Tunis, …

Dans les dernières décennies du 20e siècle, les Belges ont construit des réseaux de métro à Manille, à Singapour, à Tunis, …

Maurice Lippens, Etienne Davignon, Albert Frère, 3 renards de la finance

(1990s)

1990s

1996

A. Fr., Anvers reste le premier centre diamantaire mondial, LB 27/03/1996

 

1996

Ph. Vdb., Ca roule pour Saluc, LB, 23/08/1996

 

Quatre joueurs sur cinq dans le monde utilisent les billes de billard fabriquées dans le Tournaisis.

 

1996

Ph. Vdb., Ca roule pour Saluc, LB, 23/08/1996

 

Quatre joueurs sur cinq dans le monde utilisent les billes de billard fabriquées dans le Tournaisis.

 

1996

Philippe Golard, Sur le fil du rasoir, LB, 31/07/1996

 

Le groupe familial Biebuyck a mis au point un automate pour affiner les bords de verres de tous types.  Le groupe familial touche 15 à 20 pc du marché mondial du verre.  Et 90 pc des verres à bords fins dans le monde ont été usinés sur des machines du type Bierbuyck …

 

1996

Sabine Verhest, Un billet infalsifiable, LB, 03/08/1996

 

UCB a lancé un support pour des coupures (de billets de banque) infalsifiables: le polypropylène biorienté (OPP), mis au point par la filiale britannique du groupe chimique belge.

 

1997

Denis Laloy, Un jalon de plus dans la marche vers l’euro, LB 17/10/1997

 

Luc Luycx a dessiné le symbole de l’Euro.  (lauréat d’un concours)

 

1998

Albert Schiervel, Pour la science et la mer: le Belgica entre Ostende et Lisbonne, VA 25/06/1998

 

Navire de recherches océanographiques, il fait la chasse sur la mer et dans les airs, sous la direction de Georges Pichot à tous les pollueurs.

Ainsi, il fut actif sur les lieux du naufrage du Mont Louis, un cargo français transportant des matières radioactives.

 

1998

AvC, La Bourse de Bruxelles aura connu une année 1998 particulièrement faste, LB 02/01/1998

 

Après avoir frôlé le grand krach, les places occidentales ont terminé l’année en fanfare.  La Finlande (1ère) et la Belgique (3e), après la Corée (2e) ont la palme.

 

1998

AvC., Payer avec Proton via Internet: la Belgique est quasi prête, LB 19/09/1998

 

La Belgique est encore à la pointe en matière de paiement.  Invention de Banksys, la société belge qui gère les moyens de paiement.

 

1998

Boris Toumanov, MOSCOU – Les hommes d’affaires belges prennent racine, LB 01/08/1998

 

Une bonne centaine de maisons belges, industrielles ou commerciales.

 

1998

Christian Dinard, Une technologie belge pour le Plan Delta, LB 28/02/1998

 

La firme bruxelloise Iris va remettre en état d’importants éléments d’un barrage anti-tempête.

 

1998

Dominique Wauthy, Minari, un road sport belge, VA 31/10/1998

 

Tony Gillet et sa Vertigo ne sont plus seuls: la Minari est aussi une voiture de production belge.  Michel Cardon et son road sport vont séduire.

Minari, bd Delwart, 60 – 7500 Tournai – 069/22.91.10

 

1998

Jean-Pierre Monhonval, Des aciers de Messancy /Magolux/ sur le plus grand chantier du monde, AL 14/02/1998

 

Chep Lap Kok, nouvel aéroport de Hong Kong.

Les aciers spéciaux ont été utilisés pour les 17 barges de dragage.  Des aciers de moûtures diverses ont ausi été utilisées pour la construction des buildings et pour les étançons de fondation sur deux pistes principales.

 

1998

La justice argentine va-t-elle couper la route à Tractebel?, LB 18/06/1998

 

Elle suspend la construction d’un gazoduc dans les Andes.

Le NOrAndino doit acheminer du gaz argentin vers des centrales du nord du Chili alimentant en électricité des mines de cuivre.

Le consoritum NorAndino est dirigé par la société belge Tractebel, la compagnie américaine Southern Energy et le Chilien Edelnor.

 

1998

M. Ty., Interbrew mise sur la soif des Sibériens, LS 07/08/1998

 

Un nouvel investissement en Sibérie du brasseur belge sur un marché à risques.

Principales marques brassées par Interbrew:

Au

 

1998

M. Ty., Interbrew mise sur la soif des Sibériens, LS 07/08/1998

 

Acquisition de la brasserie sibérienne Rosar.

Présence d’Interbrew dans le monde entier: Canada, France, Royaume-Uni, USA, République Dominicaine, Bulgarie, Montenegro, Croatie, Hongrie, Belgique, Pays-Bas, Suède, Norvège, Finlande, Ukraine, Chine, Roumanie, Nouvelle-Zélande, …

 

1998

N.Gh., Tractebel, 3e électricien indépendant au monde, LB 29/09/1998

 

1998

Nicolas Ghislain, Une nouvelle autoroute pour le gaz européen, LB 14/10/1998

 

De Bacton à Zeebrugge, l’Interconnector peut transporter 20 milliards de m³ de gaz par an.

Grâce à ce réseau et au RTR, accès dans un futur proche au gaz anglais (2e producteur européen) et russe (premier producteur au monde).

 

1998

Onzième exportateur mondial, LB 14/11/1998

 

Par tête d’habitant, la Belgique s’inscrit au 3e rang mondial (avec plus de 15.600 dollars d’exportations par habitant), derrière Singapour et Hong Kong, mais devant les Pays-Bas (5e).

 

1998

P.L. Smith, “Big Flemish Bank” ready to take on, The Bulletin, Febr. 5, 1998

 

A mega-merger between four companies: Almanij, Kredietbank, Cera Bank, Boerenbond.

 

1998

Pascale Bourgaux, Expo 98: un pont plus loin, LB 23/05/1998

 

Harry Stroobandt, jeune entrepreneur belge, a réussi à prendre une part importante dans le giga-projet du pont Vasco de gama, le plus grand pont d’Europe, au Portugal.

 

1998

PetroFina fait le ménage en Afrique, LB 29/07/1998

 

Il concentre sa présence en Angola et au Congo. 

 

1998

Philip De Boeck, Katoen Natie voit grand et loin d’Anvers, LB 20/06/1998

 

Le groupe anversois est présent en France, à Singapour, aux USA et en Amérique du Sud (Argentine, Brésil, …).  Ailleurs en Europe, la logistique a récemment débarqué en Ecosse, en Espagne et en Suède.

 

1998

Pierre Loppe, C’est du belge, LB 11/07/1998

 

RECTICEL, spécialisée dans la fabrication de mousse de polyuréthane, emploie près de 9000 personnes en Europe et aux USA.

 

1998

Tractebel simule le TGV aux Etats-Unis, LB 12/06/1998

 

Sa filiale fabricom s’associe par ailleurs aux Pays-Bas avec Schelde Group dans la construction technique d’un simulateur de train à grande vitesse.  Il comporte la plus grande base de données en images de synthèse jamais réalisée, d’une longueur totale de 750 km.

 

1998

Y. de P., La Belgique toujours “championne”, LS 26/06/1998

 

Malgré la fermeture de Renault Vilvorde, la Belgique reste championne de l’assemblage par habitant avec 108 véhicules pour 1000 habitants.  A titre de comparaison, le Japon a construit 87 véhicules pour 100 habitants, l’Espagne 65 et l’Allemagne 61.

 

1999

Bernard Deffet à la recherche d’un autre monde, LS 17/03/1999

 

DISON- Un architecte primé aux USA.

Ancien étudiant de la Washington University.

 

1999

Carmeuse-Lafarge, premier en Amérique, LB 23/02/1999

 

Joint venture entre les deux sociétés (Carmeuse, un leader mondial dans le domaine des matériaux de construction (chaux, calcaires à usage indsutriel et dolomie) et Lafarge (ciment, granulats et bétons, toiture, pla^tres et matériaux de spécialité) sur leur activité chaux aux USA. (répartition 60/40: Carm./Laf.)

 

1999

GENIE CIVIL / Seghers en force en Chine, LB 16/12/1999

 

Le groupe de génie civil et de construction Seghers de Willebroek a signé avec l’entreprise chinoise Shenzen Energy un contrat d’1,72 millairds de BEF pour la construction de deux centrales électriques basées sur le principe de la cogénération de vapeur après la destruction des déchets.

 

1999

Guy Debisschop, Visite à Diamondland, La NG, 04/02/1999

 

7 diamants sur 10 dans le monde proviennent d’Anvers. Anvers traite 85 % du marché du diamant brut et 55 % des diamants taillés.

 

1999

Guy Debisschop, Visite à Diamondland, La Province, 04/02/1999

 

20 milliards de dollars: c’est l’impressionnant chiffre d’ affaires de l’industrie du diamant à Anvers. 7 diamants sur 10 dans le monde proviennent d’ici.

 

1999

Le Lion croque le marché tchèque, LB 27/03/1999

 

Rachat de 50 points de vente en Tchéquie et en Slovaquie.

 

1999

P. Ge., “Fier d’être belge et expansionniste plutôt que Belge et racheté”, LB 29/07/1999

 

Selon Eric de Lamotte, directeur financier d’IBA.

 

1999

Sandrine Vandendooren, Delhaize encore plus américain, LB 19/08/1999

 

Food Lion croque Hannaford et devient le 6e groupe de distribution alimentaire aux Etats-Unis. 

 

1999

V.B., Avec le Britannique Marley, Etex ajoute une nouvelle brique à son groupe, LB 20/02/1999

 

Le groupe belge spécialiste des matériaux de construction a offert 21,5 milliards pour prendre le contrpole de son concurrent.

(Etex: Eternit, Gyproc, Nicoll( tubes))

 

1990s Kinepolis

1990s - Jacques Rogge, voorzitter van de I.O.C. / président du C.O.I.

FINA, une des raffineries les plus modernes au monde

(LB, 22/05/1993)

Le Dr Aerden, présidente de la Fédération mondiale dentaire

(in: LB, 1996)

1998 - Magolux (Miezeg / Messancy) fournit des tonnes d'aciers spéciaux à Hong Kong

(VA, 14/02/1998)

Une centaine de firmes belges en Russie

(LB, 01/08/1998)

Tractebel en Argentine

(LB, 08/06/1998)

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