Belgian and anti-Belgian symbols

Symboles belges et anti-belges

PLAN

1 Analyses

1.0 Introduction: les animaux et le drapeau belge

1.1 Le lion belge

1.2 Le coq, ni wallon, … ni français !

1.3 Le drapeau belge: son histoire

1.4 Notre nom national, “Belgique”: son origine

1.5 Divers

2 Documents

 

1 Analyses

 

1.0 Introduction: les animaux et le drapeau belge

 

Sébastien Dubois, Jeroen Janssens, Alfred Minke, La Belgique en scène –  Symboles, rituels, mythes (1830-2005),  2005

 

(p.16) Quand le lion belgique est-il devenu un symbole officiel ? Depuis le XVe siècle, Bruxelles était devenue la résidence ordinaire des souverains. Quand les États généraux se réunirent pour la première fois au cours de ce siècle, les députés brabançons acquirent la préséance, qu’ils conservèrent par la suite. Lorsqu’en 1577 le pays se révolta contre Philippe II, les États généraux scellèrent leurs actes du sceau au lion de Brabant, qui apparaît en 1584 sur les monnaies frappées par les insurgés. On peut considérer qu’il s’agit déjà là du lion belgique. En 1790, le même lion apparaît sur les actes des États-Belgiques-Unis ainsi que sur la nouvelle monnaie d’argent. Le Congrès souverain des États-Belgiques-Unis a en effet officiellement choisi pour armoiries celles du duché de Brabant.

 

(p.23) Les couleurs du drapeau belge trouvent donc bien leur origine dans celles de la Révolution dite « brabançonne » de 1789-1790. On notera au passage que l’appellation Révolution brabançonne ne s’est imposée qu’à partir de 1830. Jusqu’à cette époque, les événements des années 1789 et 1790 étaient en effet appelés Révolution belgique ou, moins fréquemment, belge (Nederlandsche Omwenteling ou, moins souvent, Belgische Omwenteling). Après les Journées de septembre, par contre, seule la Révolution de 1830 aura droit au titre de Révolution belge.

Si la Révolution de 1789 est aujourd’hui connue sous le nom de Révolution brabançonne, c’est parce que le duché de Brabant (dont le territoire correspondait, à cette époque, à peu de choses près à celui des actuelles provinces d’Anvers, du Brabant flamand et du Brabant wallon) en fut le cœur et l’âme. Les couleurs du drapeau belge sont celles du blason de l’ancien duché de Brabant. Celui-ci représentait un lion d’or (jaune) sur fond de sable (noir), griffes et langue de gueules (rouge). Il y a eu – et cela concerne également le lion belgique et l’hymne national – promotion d’une symbolique brabançonne au rang de symbolique nationale.

 

(p.27) Les trois couleurs, comme le lion, pouvaient d’autant plus facilement faire l’unanimité dans l’ensemble du pays – être nationaux par-delà les particularismes provinciaux – que l’on retrouvait un lion noir dans les armes de la Flandre et du comté de Namur, un lion rouge dans celles du Hainaut, du Luxembourg et du Limbourg et un lion jaune dans celles du Brabant et de la Gueldre. En certains endroits, les autorités locales et provinciales ont même contribué à la diffusion de ce symbole en interdisant d’arborer d’autres couleurs. Une ordonnance du Comité général du Hainaut, par exemple, datée du 28 février 1790, après qu’un officier hainuyer ait été malmené par la foule à Bruxelles « parce qu’il avait du bleu dans son panache », « prévient un chacun que pour éviter pareil désagrément, il convient qu’il n’arbore dans sa cocarde que les couleurs nationales qui sont : jaune, noir et rouge ».

 

(p.32) D’après un émissaire du pays, de Bruxelles à Alost, tous les villages arboraient, dès les premiers jours d’octobre 1830, les couleurs de la Révolution.

 

(p.36) En avril 1838, le gouverneur belge du Luxembourg rappelle au ministre de l’Intérieur « que la nouvelle de l’exécution possible du traité du 15 novembre 1831 excite dans la province une grande appréhension et que dans beau­coup de communes de la partie allemande, la population a sponta­nément fait des démonstrations de son vif désir de rester unie à la Belgique, en arborant de nouveau les couleurs belges ».

À Grevenmacher, par exemple, depuis l’acceptation du traité des XXIV articles par le roi Guillaume Ier, « le drapeau national de la commune, qu’on n’arborait plus que dans les occasions extraor­dinaires, a constamment flotté sur l’hôtel de ville » : « Hier, à l’arrivée des nouvelles de Bruxelles, un enthousiasme général s’est emparé des habitants, et deux nouveaux drapeaux ont été arborés, l’un sur le clocher de l’église et l’autre sur celui de la chapelle Sainte-Croix hors de la ville. Cette cérémonie a eu lieu au son de la musique et aux cris mille fois répétés de Vive la Belgique. »

 

(p.39) Le pavoisement des édifices publics, aux dates prescrites et à titre exceptionnel sur ordre du ministre de l’Intérieur, constitue une obligation légale. Le pavoisement constitue une forme de manifestation publique d’hommage. D’après la législation actuellement en vigueur, le drapeau belge doit être arboré aux dates officielles suivantes : le 17 février (date • anniversaire de la mort du Roi Albert Ier, jour de commémoration de tous les membres défunts de la famille royale), le 7 avril (en hommage aux militaires belges décédés lors de missions de paix depuis 1945), le 1er mai (fête du travail), le 5 mai (journée du Conseil de l’Europe, créé en 1949), le 8 mai (Victoire des Alliés en 1945 et fin du génocide), le 9 mai (journée de l’Europe, anniversaire du discours fondateur prononcé par Robert Schuman en 1950), le 6 juin (anniversaire du Roi Albert II), le 11 juin (anniversaire de la Reine Fabiola), le 2 juillet (anniversaire de mariage du Roi et de la Reine), les 21, 22 et 23 juillet (le pavoisement durant trois jours – et pas seulement le 21 – trouve son origine dans la loi du 27 mai 1890, instituant les fêtes nationales à la date du 21 juillet ainsi qu’aux deux jours suivants), le 11 septembre (anniversaire de la Reine Paola), le 24 octobre (journée des Nations-Unies), le 11 novembre (armistice de 1918), le 15 novembre (fête du Roi) et le jour de l’élection du Parlement européen (date mobile).

 

(p.47) Après des siècles d’esclavage,

Le Belge sortant du tombeau,

A reconquis par son courage

Son nom, ses droits et son drapeau.

Et ta main, souveraine entière,

Désormais, peuple indompté,

Grava sur ta vieille bannière:

Le Roi, la Loi, la Liberté!

Marche de ton pas énergique,

Marche de progrès en progrès;

Dieu qui protège la Belgique,

Sourit à tes mâles succès. Travaillons : notre labeur donne

A nos champs la fécondité!

Et la splendeur des arts couronne

Le Roi, la Loi, la Liberté!

Ouvrons nos rangs à d’anciens frères,

De nous trop longtemps désunis;

Belges, Bataves, plus de guerres,

Les peuples libres sont amis.

A jamais resserrons ensemble

Les liens de fraternité,

Et qu ‘un même cri nous rassemble:

Le Roi, la Loi, la Liberté!

Ô Belgique, ô mère chérie, A toi nos cœurs, à toi nos bras!

A toi notre sang, ô Patrie!

Nous le jurons tous, tu vivras!

Tu vivras toujours grande et belle

Et ton invincible unité

Aura pour devise immortelle:

Le Roi, la Loi, la Liberté!

 

(p.45) Les armoiries du royaume et de ses provinces

 

Les armoiries du Royaume de Belgique, que J’on retrouve notamment sur les documents émanant de l’État fédéral, les cartes d’identité, les passeports, les cachets, sont les armoiries de l’ancien duché de Brabant. L’article 125 de la Constitution, adoptée le 7 février 1831 par le Congrès national, prescrivait comme emblème du pays le lion belgique, avec la légende L’union fait la force.

 

(p.54) Il est assez surprenant de n’y trouver aucune justification historique. Au regard de l’histoire, l’argumentation linguistique développée semble particulièrement déplacée, puisqu’il ne devait pas s’agir de traduire la devise en néerlandais, mais bien de la restituer dans sa forme originale. La commission paraît avoir complètement perdu de vue que l’on a dit Eendracht maakt macht avant d’écrire L’union fait la force.

En effet, l’origine de notre devise nationale se trouve dans le sceau que les États généraux des Pays-Bas firent confectionner en 1578. Le lion tient dans sa patte un faisceau de dix-sept flèches (symbolisant les dix-sept provinces belgiques) liées d’un « roulet » où figure le mot CONCORDIA, tandis que sur le contre-sceau, on peut lire l’inscription Virtus unita fortior (et non pas Vis, comme dit le rapport de la commission). En 1581, après la constitution de l’Union d’Utrecht, le mot CONCORDIA fut traduit par Eendragt qui, sous l’influence de la légende du contre-sceau, fut complété par maek magt, le tout en exergue.

 

(p.77) Cette interprétation hardie de l’histoire de l’insurrection de 1830 ne repose sur aucun élément sérieux et aurait vraisemblablement beaucoup amusé les Brusseleirs des barri­cades. Des analyses poussées ont en effet montré que l’écrasante majorité des insur­gés, à 95 % de travailleurs manuels salariés, étaient domiciliés soit à Bruxelles soit dans les faubourgs de la capitale. Se basant sur le lieu de naissance et non sur le domicile, l’étude des diverses listes conservées des personnes ayant participé aux combats dans la capitale montre que journaliers et ouvriers du bâtiment, lesquels représentaient la moitié des combattants, étaient pour moitié des migrants et, d’autre part, que la langue maternelle de 60 % d’entre eux était le flamand.

Comme le choix du 11 juillet, celui du 27 septembre repose donc sur un mythe, qui est toutefois aussi une opinion assez largement répandue. Celle-ci est délibérément défendue par certains wallingants, qui l’utilisent dans leurs instruments de propagande. Pour eux, 1830 fut avant tout « un mouvement wallon ». Ce sont des colonnes de volontaires wallons qui allèrent délivrer Bruxelles du joug hollandais. Jules Destrée ira quant à lui jusqu’à déclarer que « ce sont les Wallons qui ont fait la Révolution de 1830 » et que « si l’on connaissait mieux l’histoire nationale, il n’y aurait pas d’hésitation pour la date de septembre ».

 

(p.78) /En 1913,/ l’Assemblée wallonne se prononçait (…) sur le choix d’un emblème et d’un drapeau, or le coq symbolisait l’attachement à la culture française, tandis que les couleurs rouge et jaune rappelaient celles de Liège.

 

(p.85) Le lion flamand (sic)

 

Les armoiries de la Communauté flamande, un lion noir sur fond jaune, à la langue et aux griffes rouges, étaient celles des comtes de Flandre au Moyen Age. C’est à la fin du XIXe siècle qu’elles sont devenues le symbole du mouvement flamand. Toute une série de raisons expliquent leur adoption. Il y a tout d’abord le besoin d’un signe de ralliement, d’un emblème capable de mobiliser, de fédérer, d’exprimer une identité faite d’une série de valeurs communes. C’est là un phénomène commun à l’expression de toute identité collective, qu’elle soit nationale, culturelle ou régionale. Il y a ensuite le contexte particulier du XIXe siècle, accordant une place importante à la recherche d’une « tradition ». Dans ce cas-ci, il s’agissait d’identifier le combat flamand à celui livré à Courtrai en 1302. L’ancienneté du lion flamand suggérait l’idée que la nation flamande était ancienne et même fort ancienne. La bataille des Eperons d’Or est – nous l’avons vu- d’une importance capitale dans le processus de formation d’une identité flamande. Toute la symbolique flamande – y compris son hymne – est en fait inspirée de cette thématique.

 

(p.87) Le coq wallon (sic)

 

(…) Le coq faisait référence au coq gaulois, animal associé à la France depuis 1789 en raison d’un jeu de mots, dont l’origine ne remonte toutefois vraisemblablement pas au-delà du XVIe siècle : le terme latin gallus signifiant à la fois coq et Gaulois. Adopté par les révolutionnaires français et la Première République, le coq s’était principalement illustré sous la Troisième République, lorsqu’il fut utilisé contre l’aigle, symbole de l’ennemi allemand.

L’adoption de ce symbole signalait la solidarité de langue et de culture avec la France. Plusieurs sociétés wallonnes avaient d’ailleurs déjà choisi le

 

(p.88) Finalement, l’Assemblée wallonne décide en 1913 que « la Wallonie adopte pour drapeau le coq rouge sur fond jaune, cravaté aux couleurs nationales belges ». Fait incompréhensible, probablement dû à un malentendu dans l’exposition de l’article mis au vote, les délégués adoptèrent pour drapeau la proposition de blason. L’Assemblée ne devait cependant jamais revenir en arrière.

 

(p.91) L’interprétation de la Révolution de 1830 devient à cette occasion francophone elle aussi. Selon Outers, les Journées de septembre symbolisent l’union des Wallons et des Bruxellois, acteurs principaux de la Révolution. D’autres en feraient même carrément, à peu de chose près, la libération des Wallons et des Bruxellois, qui ne voulaient plus vivre sous le joug néerlandophone. Le souvenir de 1830 devait rendre Wallons et Bruxellois conscients de leur solidarité historique, les encourager à repartir au combat contre une majorité ethnique qui menaçait leur langue et leur culture communes.

Toutes ces interprétations de la Révolution de 1830 sont – faut-il le dire -partisanes sinon fantaisistes. En 1830, personne n’avait conscience de l’existence de Flamands et de Wallons en tant que « peuples » ou « nations ». Le mot Flandre ne désignait d’ailleurs pas la région néerlandophone du nord de la Belgique, mais les provinces de Flandre occidentale et orientale, dont les limites correspondaient à peu près à celles du comté de Flandre à la fin du XVIIIe siècle.

 

Vrais et faux emblèmes de la réalité belge (Jean-Marie Gillet)

(LS, 22/04/1988)

Jean-Marie Gillet, Vrais et faux emblèmes de la réalité belge, LB 22/04/1988

 

(…) L’héraldique n’est pas, comme d’aucuns le croient, l’inutile ornement d’une certaine vanité, mais au contraire, un langage qui raconte la destinée des peuples. Ce gironné d’or et d’azur est le plus ancien motif héraldique des comtes de Flandre (les premiers d’entre eux, l’ont porté dans leurs bannières). C’étaient les couleurs du roi de France, car il était de bon ton qu’un vassal adoptât les couleurs de son suzerain.

Ces armes anciennes, les comtes les ont abandonnées car ils se sentaient de moins en moins à l’aise dans la mouvance française, où leur indépendance était menacée, et de plus en plus attirés par le Lothier, ce duché, terre d’empire, l’Escaut formait la frontière.

 

LE LION DU LOTHIER

Toutes les maisons princières du Lothier avaient adopté l’emblème du duc de Brabant, le  lion. Le comte de Flandre fit donc comme les princes de la maison d’Ardenne ou du Limbourg, il adopta le lion et marqua par là qu’il se voulait lotharingien. Il fit même plus, puisqu’il prit les couleurs de la mission de Souabe que les sept grands électeurs avaient élevée à la dignité impériale. Et c’est depuis que la Flandre est d’or au lion de sable. La Flandre qui restera française, la « Flandre sous la couronne », gardera tout logiquement comme blason le gironné d’or et d’azur.

 Le lion devenu flamand marque donc que les comtes voulaient entrer dans la mouvance politique de Basse-Lotharingie, ce territoire qui correspond approximativement à la Belgique actuelle. Bien sûr, il ne s’agit encore que de politique féodale, tout entière guidée par les ambitions des princes. Il ne pouvait en être autrement au XIIe siècle, mais c’est cette politique qui dessine déjà, chez nous comme ailleurs, les grands regroupements nationaux des siècles suivants.

 Les séparatistes flamands brandissent donc un emblème qui, historiquement, affirme le contraire de leur programme et il est toujours plaisant d’ en surprendre un en pleine fièvre nationaliste et de lui présenter ce joli paradoxe,

 

UN COQ SANS PASSE

 

Quant au coq wallon, il n’a, hélas ! aucun fondement historique. Nous avons vu que le lion n’est pas un emblème flamand, mais bien lotharingien et il est

regrettable que Jules Destrée ne s’en soit pas souvenu en 1912 quand il imagina un emblème pour la Wallonie et qu’il fit dessiner par le peintre Paulus ce « coq hardi », meuble héraldique valable, mais qui ne fut jamais utilisé dans aucune partie de ce qu’on va appeler au  XIXe siècle la Wallonie. Seules deux communes belges ont un coq dans leurs armoiries. Ce sont deux communes flamandes!

 Ce coq ne doit son existence qu’à un mauvais jeu de mot latin, Gallus signifiant aussi bien coq que Gaulois. Jamais, au grand jamais les Gaulois (dont étymologie celtique signifie  » courageux « ) ne se sont fait représenter par cette volaille sur leurs enseignes.

Ce jeu de mot latin est né en France au temps de la Révolution. L’époque était très latinisante, car Rome semblait être, en ce temps-là, le parangon de toutes les vertus républicaines.

Le symbole du coq se maintint au XIXe siècle dans la presse républicaine et Jules Destrée, dans un réflexe très provincial, voulut donc faire  » comme à Paris ». Mais il voulut que son coq levât la patte. Seule originalité qui le distingue du volatile français. Il est bien regrettable qu’on ait cherché chez le voisin un mauvais modèle pour symboliser une identité nationale.

Il eût fallu, pour respecter l’histoire, reprendre le lion de Basse-Lotharingie et lui donner les couleurs qu’avait choisies le duc du Lothier : le rouge et le blanc. C’étaient notamment celles de la maison d’Ardenne, celles de Godefroid de Bouillon. Cela eût donné à la Wallonie un blason de gueules au lion d’argent arme et lampassé d’or. On se serait alors rappelé que nous sommes au pays du lion et que les deux peuples qui le composent doivent rester associés, comme ils l’ont toujours eté, s’ ils veulent s’ assurer un avenir.

 

IMBROGLIO

 

Ce mauvais usage des emblèmes témoigne bien de l’invraisemblable imbroglio institutionnel dans lequel nous nous enfonçons de plus en plus.

Comme si cela ne suffisait pas, il a fallu ajouter la confusion des mots à la confusion des emblèmes, et quelqu’un inventa l’expression  » Communauté française de Belgique « .

On a souvent dénoncé cette aberrante appellation et il faut continuer à la faire jusqu’à ce qu’ elle disparaisse. Si les mots ont encore un sens chez nous, cette expression ne peut que désigner l’ensemble des citoyens français résidant en Belgique, Il n’est d’ailleurs pas un étranger qui la comprenne autrement. Pourquoi donc n’a-t-on pas choisi l’expression  « Communauté romane de Belgique »?

Les mots, les symboles, les couleurs, les blasons, les cocardes, les drapeaux signifient ce  qu’est une communauté humaine et aucune société ne peut se passer dans ce langage, car ses membres ont autant besoin d’une identité collective que d’une identité individuelle. On ne peut l’ignorer sans dommage, aussi eût-il fallu choisi ces symboles nationaux avec le plus grand soin en tenant compte de ce que, siècle après siècle, l’histoire a construit.

 

LE VRAI DRAPEAU

 

Un jour, sans aucun doute, toutes ces passions que l’on entretient

soigneusement aujourd’hui paraîtront à tous parfaitement ridicules.

Les mesquineries linguistiques seront usées à force d’avoir trop servi. Toute cette agitation dans laquelle s’épuise aujourd’hui la classe politique semblera vaine et incompréhensible.

Alors naîtra peut-être une nouvelle belgique fédérale. On pourra penser à lui donner un  vrai drapeau fédéral, c’est-à-dire notre premier drapeau, celui qui était constitué des trois  couleurs horizontales qui touchaient donc toutes à la hampe, sans laisser à la seule couleur noire, le « champ de sable » de l’écu brabançon, ce vieux privilège, témoin de l’ancien centralisme.

 

 

1.1 Le lion belge

 

Bernard Stenuit, Le coq et le lion, VA 04/05/1986

 

“Le lion figure sur nos blasons depuis le milieu du 13e siècle, sans interruption sauf celle de l’occupation française, de 1793 à 1814.

En 1262, Guy de Dampierre, Comte de Flandre, achète le comté de Namur à Baudouin de Courtenay, devenu en 1248 empereur de Constantinople; dès lors, l’écusson familial de Flandre est devenu l’ écusson régional de Namur.”

“D’où vient le lion qui orne les blasons belges ? Symbole du courage le plus élevé et de la puissance souveraine, en qui la force s’unit à l’indépendance, on pense qu’ il fut rapporté par Philippe d’ Alsace, comte de Flandre, de la croisade commencée en 1177.” “E. Gevaert (Héraldique des provinces belges, BXL, Vromant, 1918, p.23) penche pour une origine antérieure et un emprunt au duché de Lothier; il ne serait donc pas établi que le lion héraldique fut adopté en Flandre avant de figurer dans les armes des autres Etats lotharingiens.”  “En 1830, le Congrès national en adoptant pour armes du royaume, le Lion Belgique (art. 125 de la Constitution) reste fidèle au symbole traditionnel, qui figure sur les blasons des provinces belges (sauf celle d’ Anvers).”

 

1200

Lucien Fourez, Le droit héraldique dans les Pays-bas catholiques, 1932, in: Christian Monty, L’autre Belgique, 1980, p.78

 

Depuis la débâcle, un lion regarde la France.

Le lion est passé dans l’héraldique depuis ses origines, vers 1200.  Les blasons servaient d’emblèmes héréditaires, non seulement aux familles seigneuriales, mais aussi aux communautés: abbayes, confréries, villes, provinces, … hérité peut-être des Croisades (dessins tissés dans les brancarts d’Orient), le lion figurait dans les armoiries des duchés et comté du moyen-âge.

 

1830

Parent A., L’ origine des gilles de Binche, El Mouchon d’ Aunia, 2/1976

 

(p.37) “Le lion qui parsème le costume des gilles serait le lion belge, consacré comme emblème national en 1830.”

(p.38) “Les lions noirs et rouges qui ornaient les pantalons et la veste du gille sont évidemment des lions héraldiques, mais pas le lion belge de 1830; nous pensons qu’ ils viennent plutôt des armoiries adoptées par les comtes du Hainaut, de la Maison d’Avesnes, dès le XIIIe siècle: écu écartelé aux lions de sable, placés 1 et 4, aux lions de gueule placés 2 et 5.”

 

1988

Fourons: quatre lions … ou bien un perron?, LB 21/03/1988

 

4 lions couronnés

 

1990

“Un lion sans couronnes ni étoiles …”, Les nouvelles armes de la Flandre, LB 18/10/1990

 

1990

La communauté germanophone a son drapeau, LB 07/09/1990

 

“Un lion rouge, entouré de neuf quintefeuilles bleues sur le pourtour, surmonté d’ une couronne royale.  Le tout sur fond blanc.”

 

(le coq sur un tas de fumier)

 

1.2 Le coq, ni wallon, ni même français ! 

 

Vercingétorix, héros celte et non patriote gaulois, LB 28/07/1982

 

Jean Markole (biographie de Vercingétorix)

Le coq gaulois n’existe pas.

 

« Le sanglier est l’emblème gaulois par excellence.  La presque totalité des enseignes de guerre qu’on a pu retrouver sont des perches surmontées d’une représentation en bronze d’un sanglier.  La stupide renommée du ‘coq gaulois’ ne date guère que du 19e siècle et repose sur un non-sens: un jeu de mots en latin entre Gallus, ‘gaulois’ et Gallus, ‘coq’, ce dernier mot provenant de galea qui veut dire ‘crète’ avant de signifier ‘casque’. »

 

Le coq ? Trop faible …, LB 11/06/1991

 

“ Dans sa biographie de Bonaparte (France Loisirs, p.697) André Castelot rapporte une importante discussion qui eut lieu au Conseil d’Etat, en début de règne, sur l’emblème qui serait gravé sur le sceau impérial.  Les uns voulaient un lion, d’autres un éléphant, d’autres encore … un coq. 

“Le coq de basse-cour, remarqua Napoléon, c’est un animal trop faible …”  Malgré tout, quand on passa au vote, le phasianidé l’emporta à la majorité.  Mais l’Empereur insista : “Le coq n’a point de force ; il ne peut pas être l’image d’un empire tel que la France.  Il faut choisir entre l’aigle, l’éléphant ou le lion … Il faut prendre un lion, étendu sur la carte de la France, la patte prête à dépasser le Rhin.  Malheur à qui me cherche !”

L’aigle fut finalement adopté.”

 

Jean Warnon (Lillois), Le sentiment wallon existe-t-il?  Attention au nationalisme borné!, LS 01/10/1991

 

“Il faut bien avouer que le Wallon n’est pas gâté par la symbolique qu’on lui propose: le coq, un des animaux les plus stupides de la création, le seul qui “chante les pieds dans la merde”.”

 

 

1912

Commission fr. de la culture de l’Agglomération de Bruxelles, Fête de la Communauté française (sic) de Belgique, 1980s

 

(p.21) LE drapeau

 

“Sur les conseils de Dupierreux /journaliste bruxellois/, l’Assemblée /wallonne, constituée en 1912, composée de délégués de la plupart des régions wallonnes et de Bruxelles/ tourna ses préférences /le 20 avril 1913/ vers un emblème simple, non localisé, et par conséquent susceptible d’être facilement adopté par toutes les régions.”

On choisit finalement le ‘coq’, qui avait figuré par intermittence, depuis 1789, sur le drapeau français.

“Or, si l’Assemblée souhaitait marquer sa sympathie pour la langue et la culture française (sic), elle ne voulait pas être soupçonnée de prôner l’annexion à la France.  Comme le cos français était “chantant” (tête droite et bec ouvert), l’Assemblée wallonne, pour prévenir les critiques, adopté le “coq hardi” à la dextre levée.”

 

1978

Mme A. M., Un coq à rôtir, LB 29/09/1978

 

“Ce volatile est un animal de basse-cour.”

“Ce gallinacée folklorique, vraiment ridicule.”

 

 

1.3 Le drapeau belge: son histoire

 

D. Caspar, in : Le Volontaire de guerre, 3, 1988

 

Notre drapeau national fait partie de notre vie quotidienne et aucun d’entre nous n’y est indifférent. Néanmoins, bien peu connaissent son histoire et l’origine de sa forme actuelle, ses vicissitudes a travers les siècles.

 

Symbole de la Patrie

 

La valeur – symbolique ou sentimentale – actuelle du drapeau national remonte à Napoléon. C’est à cette époque que le drapeau engendre son propre culte, sa mystique particulière. Avant cela, on admirait la figure dessinée sur 1’emblème, signe de la famille nobiliaire ou royale. Depuis Napoléon, le drapeau est devenu un symbole autonome auquel on doit rendre les honneurs ou dont on peut déplorer la perte. 

Le drapeau est signe de ralliement, il unit une nation consciente  d’appartenir à une patrie déterminée. Il prend sa valeur lorsqu’il est hissé et flotte devant les citoyens, au-dessus du sol sur lequel ceux-ci habitent. Objet symbolique, le drapeau est le signe privilégié que l’armée porte à sa tête pour aller au combat ou pour fêter la victoire et la 1ibération.

Le drapeau fonde donc l’unité d’un pays. Replié, il survit dans notre mémoire par ses couleurs : noire, jaune, rouge. Mais d’où viennent ces fameuses couleurs, quels en sont les avatars au cours des siècles ?

 

Notre pays, la Lotharingie

 

En 843, le traité de Verdun dissout l’empire de Charlemagne.  Bientôt, la Lotharingie est créée, dont une bonne partie est constituée par nos provinces.

L’étendard de Lothaire II, roi de Lotharingie (855-869), se présente comme suit:  trois bandes horizontales rouge, blanche, rouge. Le rouge symbolise le courage, la hardiesse, l’intrépidité. Le blanc représente l’innocence, la blancheur, la viriginité.  Ce premier étendard se retrouve dans les armoiries de nombreuses de Belgique.

A la fin du 12e siècle, notre premier drapeau disparaît, le duché de Lotharingie se fragmentant en plusieurs petites principautés qui, chacune, créent leur propre emblème. Cependant, les couleurs rouge et blanche resteront celles du drapeau brabançon jusqu’a la seconde moitié du 13e siècle.

 

Sous les ducs de Bourgogne

 

Vers la fin de la féodalité, la réunification politique et territoriale de nos provinces est réalisée par les ducs de Bourgogne dans le courant du 15é siècle. Nous faisons alors partie des Pays-Bas dont nous constituons les provinces du Sud. Le drapeau, signe de cette unification sera la bannière blanche avec la croix rouge de St André (croix en forme de X). Les couleurs de celle-ci sont à nouveau celles des ducs de Lothier, même si leur disposition est modifiée. Ces couleurs restent inchangées et sont même confirmées par le mariage de Marie de Bourgogne avec Maximilien d’Autriche, ce dernier ayant comme armoiries «1’écu de gueules (rouge) à la fasce d’argent (blanc)».

 

L’avènement da Charles-Quint

 

Vers la fin du 15e siècle, les ducs de Bourgogne s’allient à l’Espagne. A l’occasion du mariage de Philippe le Beau avec Jeanne de Castille, Charles-Quint, héritier des Pays-Bas bourguignons, nous impose, en les mêlant, celles de notre drapeau, les couleurs espagnoles, le rouge et le jaune, symbole de richesse, de force, de pureté. de foi et de constance. Nous héritons d’un drapeau horizontal aux couleurs rouge, blanche et jaune.

 

in : Le Volontaire de Guerre, 4, 1988

 

Vers la révolution brabançonne

 

Répondant à ce qu’ils croient être une provocation de 1’empereur, les Bruxellois arborent le 30 mai 1787 la cocarde de la révolte tricolore aux couleurs du Brabant. En effet, les armes du Brabant étaient de sable (noir) au lion d’or (jaune) armé et 1ampasse de gueules (dont la langue est de couleur rouge).

Ces couleurs étaient fort bien choisies comme signe de ralliement du pays entier sous 1a cocarde brabançonne car elles correspondaient en même temps aux différents blasons des autres provinces belges et aux couleurs noir, jaune ou rouge de ses lions.

Lorsque la révolution brabançonne éclate en 1789, nos trois couleurs nationales feront pour la première fois leur apparition sur un étendard militaire.  Le 10 décembre 1789, lors d’une grand-messe à Ste-Gudule, au moment où les fidèles entonnent le credo, une grande cocarde tricolore est déployée au jubé de la cathédrale.  D’autres cocardes plus petites sont également distribuées à la foule enthousiaste.  Le 25 février 1790, la tendance francophile tente de diffuser des cocardes, cette fois aux couleurs françaises. Elle échoue, les couleurs brabançonnes l’emportent.  Cependant, vers la fin de l’année 1790, la restauration autrichienne est accomplie. 

 

Disparition momentanée du drapeau

 

 Entre la révolution brabançonne de 1789-1790 et la révolution belge de 1830, notre pays voit se succéder les régimes étrangers: Autrichiens, Français et Hollandais occupent l‘un à la suite de l’autre la Belgique.  Le drapeau belge s’endort pour quarante ans.

Toutefois, il n’est pas oublié, car le 26 août 1830 …

 

Le 26 août 1830: la course aux étendards

 

Nous sommes au lendemain de la représentation de La Muette de Portici. La ville de Bruxelles, enthousiaste, arbore des drapeaux aux couleurs les plus variées.  Mais un des ces emblèmes sonne faux dans le concert patriotique: le drapeau francais flotte sur la façade de l’Hôtel de Ville, risquant en cela de faire dévier le mouvement insurrectionnel belge.

Alarmé par cette tentative de récupération de notre Révolution par les partisans francophiles et par les meneurs étrangers, Lucien Jottrand, avocat et journaliste retenu à la rédaction du Courrier des Pays-Bas, charge son ami Edouard Ducpétiaux de faire revivre les couleurs nationales, déployées lors de la Révolution Brabançonne de 1790. Ce dernier, conscient de l’importance de l’affaire (la tendance francophile avait déjà essayé de diffuser le drapeau français sur notre sol en février 1790), se précipite vers la Grand-Place et, à quelques pas de là, au coin de la rue de la Colline, fait irruption dans le magasin d’aunages des époux Abts. Les négociants sont mis au courant de la situation et Mme Abts confectionne sans tarder deux drapeaux composés de trois bandes de mérinos. Le premier ira flotter a l’Hôtel de Ville, à la place de l’étendard français qu’il est grand temps d’enlever, le second est réservé par un ami de Ducpétiaux, Alexandre Vanhulst, afin d’être brandi à la tête de la 1ère compagnie de la Garde bourgeoise et rallier ainsi le peuple bruxellois à la cause nationale: : « Nous sommes Belges, nous voulons rester Belges, voilà nos couleurs, pas de préfecture française !”

Vers 11 heures. l’emblème est hissé a l’Hôtel de Ville.  Dans la soirée, le drapeau belge a totalement remplacé celui d’Outre-Quiévrain dans les rues de Bruxelles.

 

Un étendard, ça s’étend

 

C’est une date historique pour notre drapeau qui se voit enfin propulsé au rang de symbole national. Le 31 août, le prince d’Orange reçoit une délégation de notables bruxellois qui lui exposent leurs griefs. A ce moment de la révolution, il n’est pas encore question d’indépendance nationale, simplement de reconnaissance de nos droits. Le Prince tique cependant à la vue de notre cocarde arborée par un des notables : mais il n’insiste pas.

 

En cette fin du mois d’août et au début du mois de septembre, la Révolution, ainsi que son nouveau symbole, se répandent comme une traînée de poudre a travers tout le pays. Lorsque le premier septembre, le Prince se rend a Bruxelles, il voit ses rues pavoisées aux couleurs noire, jaune et rouge. Dès lors, les Belges venus des quatre coins du pays se battront contre l’occupant hollandais sous ces couleurs. On meurt pour le drapeau, on vainc par lui. Le 30 septembre, le gouvernement provisoire adopte officiellement notre emblème, imité bientôt par le Congrès national. Quant a la Garde urbaine, son règlement précise qu’elle « continuera a porter pour couleurs distinctives, les anciennes couleurs brabançonnes, rouge, jaune et noire” . Notons qu’a cette époque, les bandes de couleurs sont toujours disposées horizontalement. Le 30 octobre. toute l’armée – y compris les Gardes urbaines – est tenue de porter la cocarde nationale.

 

Parallèles à la hampe

Quelques mois plus tard, une nouvelle décision est prise quant au jeune drapeau belge : un arrêt du gouvernement provisoire, en date du 23 janvier 1831, décrète la disposition verticale des couleurs, le rouge tenant a la hampe.  Le 7 février, un arrêt concernant le drapeau national est introduit dans la Constitution. Et le 12 octobre suivant, notre emblème est enfin fixé dans sa forme définitive, sous l’impulsion du département de la Marine qui veut faire concorder le pavillon maritime et le drapeau de notre pays. Le noir vient a 1a hampe, disposition conforme aux règles héraldiques. Ainsi, le drapeau belge se compose de trois bandes d’égale largeur, noire, jaune et rouge, placées verticalement et de proponions telles que la longueur du drapeau est à sa hauteur comme quatre est à trois.

 

NB

Pourquoi cette disposition verticale?  La réponse n’est pas claire. L’ordre horizontal rappelait-il trop celui du drapeau hollandais?  Les marins pouvaient-ils confondre les deux pavillons maritimes? Ou alors les patriotes gardaient-il quand même une certaine sympathie pour la révolution Française et sa cocarde tricolore aux couleurs verticales? 

Quoi qu’il en soit, cette ancienne disposition horizontale des couleurs fait une dernière fois son apparition vers septembre 1832, lorsqu’un arrêté royal octroie des drapeaux d’honneur à cent communes qui s’étaient distinguées lors de la libération du territoire. Ces drapeaux d’honneur, qui ne sont d’ailleurs pas destinés à flotter, commémorent les dures journées de 1830; il est donc logique qu’ils respectent la disposition horizontale primitive.

Les bandes horizontales disparaissent définitivement après les fêtes de la commémoration de la Révolution en 1838.

 

Conclusion

 

Tout au long du 20e siècle, notre drapeau eut maintes fois l’occasion de sortir des armoires. Lors de la libération de 1944, les magasins de tissus furent à nouveau dévalisés pour tapisser notre pays de drapeaux nationaux.

Les couleurs du drapeau belge sont plus ancienne que leurs consoeurs françaises : le drapeau français moderne ne date que du 15 janvier 1794 et subira une longue éclipse, de la Restauration à la Révolution de Juillet (1830). Quant aux couleurs italiennes, elles ne furent hissées pour la première fois à Boulogne que le 3 novembre 1794. Enfin, vers le début des années 70, notre drapeau s’est même promené sur la lune, sous forme de Fanions, en compagnie des missions Apollo 7 (1969) et Apollo 12 (1972). Entourés de pierres lunaires, ils sont exposés au Musée d’Histoire naturelle à Bruxelles

 

Texte D. Caspar (Extrait de VOX)

 

Les vraies origines du drapeau belge (Jo Gérard)

(LB, 1970s-1980s)

Le tout premier drapeau régimentaire belge (LB, 01/1974)

 

1.4 Notre nom national, “Belgique” : son origine

Notre nom national ? Le voilà (Jo Gérard, in : LB, 1970s)

 

1.5 Divers

in: Joseph Roland, Le comté de la province de Namur, 1959, Namur

 

(p. 22) “Le swastika ou croix gammée, retrouvé à Sinsin, répandu chez tous peuples d’origine aryenne, dénote l’existence d’un culte rendu au soleil, car il en est la stylisation.”

Les armoiries et les couleurs de Malmedy

(Raymond Jacob, éd. Malmedy Folklore, 2003)

 

2 Documents

Le Lion Belgique et nos étendards, histoire millénaire

(Louis Ronkard, in: Le Folklore Brabançon, 157, 1963, p.7-55)

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