TAMBOURS

PLAN

1.2 Li tambour / Le tambour

1.2.0 Analises / Analyses

1.2.1 L’ instrumint / L’instrument

1.2.1.1 Li tambour / Le tambour

a Le tambour dans le temps

b Le tambour dans les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse : évolution

c Parties du tambour

d La fabrication du tambour

e Technique d’utilisation du tambour

1.2.1.2 Lès makètes / Les baguettes

1.2.1.3 Li baudriyer / Le baudrier

1.2.1.4 L’ unifôrme / L’uniforme

1.2.2 Varia

1.3 Sifes èt tambourîs ôte paut / Fifres et tambours ailleurs

 

 

tambour

tambour da Fèrnand du Câje

1.2.0 Analises / Analyses

1789 - Tambour de l'armée des patriotes belges

Le tambour en linguistique

 

L’instrument

 

Le mot « tambour » proviendrait du persan « tabîr ».

Il serait intéressant d’établir un liste des termes utilisés dans le monde pour désigner cet instrument : ainsi « trommel » en néerlandais, « Trommel » en allemand, « drum » en anglais, qui semblent basés sur l’onomatopée « tr(…)m », imitant le son du tambour formé par des baguettes frappant la peau.

En tahitien, toéré, tambour de bois, instrument de musique tahitien

(in: Le calédonien de poche, Assimil, 2000, p.36)

D’autres lexèmes concernant le thème du tambour valent la peine d’être étudiés, comme ‘timbre’ (< latin tympanum : tambourin < grec tympanon : tambour (songeons ici à ‘tympan’) ou ‘tabouret’ (< tabour, ancienne forme de tambour).

Un proverbe en wolof, langue parlée au Sénégal:

“Sàcc ndënd yomb na, waaye foo koy tëgge?”

Voler un tambour, c’est facile, mais où le battre?

(C’est comme voler du parfum: l’odeur qui se répandrait trahirait le voleur.)

 

Une pensée :

« Le son du tambour dissipe les pensées : c’est par cela même que cet instrument est éminemment militaire. »

J. Joubert (Carnets)

 

Une devinette en lagnue wallonne :

–          L’ instrumint d’ musike li pus tièstu? 

–          Li tambour.  I faut taper d’ ssus po l’ fé raî(/ré-)soner.

 

 

L’instrumentiste

 

Notons qu’en langue wallonne, on dit « tambourî ». A la différence du français, qui utilise le mot « tambour » pour l’instrument et par métonymie celui qui en joue (on dit aussi « tambourinaire » mais c’est approximatif), le Wallon dira « tambourî », le néerlandophone « trommelaar », le germanophone « Trommeler » ou « Trommelspieler » et l’anglophone « drummer ».

On utilisera en wallon le verbe « tambourer » pour le français « jouer du tambour » (« tambouriner » est aussi approximatif), en néerlandais « trommelen », en allemand « trommeln » et en anglais « to play the drum ».

 

Le tambour dans l’histoire

 

Y(von) De Smet, Le tambour, in : s.r., p.12-13

 

Beaucoup d’écrivains folkloristes ont essayé de deviner le motif qui nous

pousse à revêtir l’uniforme ; ils ont imaginé les raisons « psychologiques « 

de toutes sortes, plus débiles les unes que les autres. Mais ces « savants « ,

qui pour la plupart ne marchent pas et ne connaissent de nous que l’extérieur, ne pourront jamais trouver une raison valable à notre comportement car ils ne pourront jamais comprendre ce que nous ressentons à l’appel du tambour.

 

Quel malin génie, caché dans cette caisse, nous tient sous l’effet de son charme ? Car n’est-ce pas finalement la fascination de son rythme qui nous entraîne à sa suite ? Existe-t-il pour nous, un son plus agréable que le sourd vombrissement des batteries duquel émerge la note stridente du fifre ?

 

Ce phénomène d’ailleurs n’est pas récent ; la percussion a marqué l’homme depuis sa plus lointaine origine et de tous temps elle a été liée à sa vie et à ses manifestations sous toutes ses formes : guerrière, religieuse ou profane, dans les réjouissances et le travail.

 

La percussion se compose essentiellement de deux éléments : le son et le

rythme, qui lui confèrent un caractère émotionnel ayant toutes les nuances possibles, de la joie à l’agressivité.

 

Le son et le rythme : l’homme les a remarqués au départ par le battement des pieds et le claquement des mains ; rapidement il les a accentués par l’adjonction de bâtons de rythme (voir plus loin) et de sonnailles (coquillages ou grains attachés aux chevilles). Ayant constaté la multiplicité des bruits émis par les différents matériaux, il fabriqua très tôt des instruments perfectionnés. Les archéologues ont retrouvé des lithophones datant du néolithique (le lithophone est un instrument de percussion composé d’une ou plusieurs pierres amincies, produisant de très beaux sons) ; ils ont également découvert des tambours en poterie à une ou plusieurs membranes.

Des sculptures romaines, grecques, celtes et égyptiennes nous montrent différentes sortes de tambours dont certains datent du 3e millénaire avant J.-C.

Au IIIe siècle avant J.-C., les tambours étaient présents à la cour de Chine.

 

L’imagination des peuplades primitives et le besoin de s’exprimer leur a permis de mettre au point une multitude d’appareils musicaux dont certains, comme les tambours de bois de chef de village, finement travaillés, sont de véritables oeuvres d’art.

 

 

Ancêtres du tambour de marche :

 

Le bâton de rythme : cet instrument des tribus primitives se compose de

deux bâtons de bambou avec lesquels le joueur martèle le sol ; il se rencontre en Asie, en Afrique et dans les deux Amériques.

 

Le tambour de bois (tam-tam). creusé dans un tronc d’ arbre et pouvant mesurer jusqu’à 10 mètres, ces tambours frappés, soit avec les mains, soit avec un bâton, servent en général à transmetre les messages de village à village.

Le tambour à membrane unique, puis à deux membranes : la membrane consistait en une peau de poisson, de mammifère ou de serpent. La peau de certains valeureux guerriers a parfois servi à la fabrication de tambours.

Pour les membranes uniques, la peau est généralement tendue par des lanières ou des broches fixées sur le fût.

Lorqu’il y a deux membranes, les peaux sont tendues entre elles.

En Nouvelle-Guinée hollandaise la peau des tambours est collée au moyen d’une mixture dans la composition de laquelle intervient le sang humain.

Ces instruments étaient souvent utilisés aussi bien en frappant le fût que la peau.

Certains tambours à membrane unique avaient, fixée dans le milieu, une

baguette que l’on frottait avec la main ; ce sont les « tambours à friction  » encore employés par certains groupes de musique populaire et folklorique.

 

 

Tambour militaire ou tambour de marche

 

Le mot provient du persan tambur ou tambuck. Les textes de l’Antiquité

mentionnent l’usage du tympanon (un autre ancêtre du tambour) chez les

Huns, les Ethiopiens et les Perses.

 

En Germanie, pour animer l’ardeur des guerriers, les prêtresses frappaient

avec force sur une peau tendue.

 

Après les croisades, les tambours sont directement adoptés pour les besoins militaires, par les pays voisins de la France ; mais c’est seulement au milieu du XIVe siècle que l’ armée française règle le pas sur son rythme et il faudra attendre François 1er, soit le XVIe siècle, pour voir ordonnés les premiers règlements pour tambours d’ armée.

Le fût des premiers tambours d’armée dit « tambours bâlois » était très long, il n’obtiendra sa forme définitive qu’au XVIIIe siècle.

 

Le tambour ne s’accorde pas mais il peut avoir une sonorité plus ou moins

claire.

 

Le tambour militaire ou tambour de marche se compose de :

– 1 fût cylindrique en bois, cuivre ou aluminium.

1 peau de mouton ou de veau à chaque extrémité.

La peau supérieure, plus épaisse, est appelée peau de frappe ou de batterie.

 

 

La peau inférieure, plus mince, est appelée peau de timbre.

Ces peaux sont roulées sur deux cercles en bois, pour les tendre, deux cercles en bois, plus larges et persés de trous sont posés dessus. Dans les trous passe une corde munie de tirants en cuir. La tension plus ou moins forte permet d’obtenir un son plus ou moins aigu ou plus sourd.

– Une corde en boyau, appelée « timbre », fixée sur la peau de timbre permet d’obtenir un son plus ou moins clair, Le timbre se tend au moyen d’une pièce de cuivre avec pas de vis, fixée sur le fût et appelée « pontet ».

Un son plus ou moins sourd est obtenu en fixant un fin tissu (ou plastique) sur la peau de batterie, l’instrument est alors appelé « tambour voilé ».

La technique du tambour militaire se dévéloppa particulièrement avec l’emploi de cet instrument en soliste dans la grande armée ; c’est en effet sous le

Premier Empire que cet instrument atteint le maximum de son importance

et bénéficie d’un répertoire exceptionnellement riche (Diane, Rigaudon,

Chant d’Honneur, Austerlitz, Retraite, etc.) répertoire conservé et encore enrichi par les batteries des marches d’Entre-Sambre et Meuse.

 

 

Les cousins de nos tambours de marche.

 

La timbale : nom originaire de la Côte d’Ivoire où timbana désigne certains tambours.

Elle est toujours utilisée par paires et est le seul instrument à peau qui s’accorde. En 1291, les Musulmans, lors de la prise de Saint-Jean d’Acre, firent précéder leurs troupes de six cents « nacaires  » appelées également « tambours de perse  » et qui sont l’ ancêtre de la timbale actuelle.

Les nacaires étaient des cuves en cuivre qui se jouaient à cheval ou à chameau. Elles possédaient déjà une clef et s’accordaient en accord de quinte entre le grave et l’aigu. Les Croisés ramenèrent cet instrument en Europe et François Ier avait à sa cour un acrobate, virtuose, qui jouait sur 18 timbales. La timbale était également en honneur dans les musiques du Premier Empire.

Les plus grands compositeurs tels que Lulli, J.-S. Bach, Beethoven, Haydn, Mozart, Berloz, Wagner et plus tard Debussy ont écrit des morceaux pour timbales,

En 1871, un instrumentiste génial remplaça la clef à serrer par une pédale, augmentant ainsi les possibilités du timbalier, mais ce système ne sera appliqué qu’à partir de 1930.

Notons encore que B. Bartok, avec la sonate pour 2 pianos et percussion a écrit en 1937, l’oeuvre la plus magistrale pour cet instrument.

 

La tarolle : utilisée dans les fanfares et harmonies est un tambour au fût plus petit et au son plus aigu.

 

La caisse claire : comme son nom l’indique est un tambour à son plus clair vec fût plus court. Le serrage des peaux se fait au moyen de vis. Les baguettes sont plus fines et plus légères.

 

La grosse caisse : les Egyptiens et les Sumériens possédaient des tambours sur cadre de très grande taille, dont descend la grosse caisse. Déjà en vogue en Orient au XVIIIe siècle, elle faisait partie de la musique militaire turque (Nouba) et fut maintenue dans la musique des tirailleurs algériens.

La grosse caisse est un gros tambour dont une des peaux est frappée avec une mailloche.

 

Ce petit historique n’est certainement pas complet et il existe d’autres instruments dérivés du tambour, notre but a été de faire un peu mieux connaître la percussion qui est l’âme de nos marches.

 

Le tambour chez nous au 19e siècle

 

Le temps de Noël, Tradition wallonne, Liège, 1992

 

 (p.38) Tous les petits métiers de la rue, allu­meurs de réverbères, tambours de la garde civique, égoutiers, veilleurs et sonneurs de cloches, collectaient de maison en maison. Ils laissaient souvent une carte illustrée avec des vœux imprimés en vers comme de nos jours éboueurs, facteurs, vendeurs de calendriers.

 

Anciène mètôde di tambour / Ancienne méthode de tambour

(s.r.)

"Le tambour, pion essentiel des armées"

(Les Amis de la Citadelle de Namur, 1692, Louis XIV à Namur, L’histoire d’un siège, éd. Erasme, s.d.)

1.2.1 L’ instrumint / L’instrument

1.2.1.1 Li tambour / Le tambour

a Le tambour belge dans le temps

b Le tambour dans les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse : évolution

c Parties du tambour

d La fabrication du tambour

a Le tambour dans le temps

16e siècle - Tambourineur de la Guilde de l'ancien Arc (Antwerpen / Anvers ?) (Gilles Congnet)

(s.r.)

fin du 16e siècle - "tambourin"

(s.r.)

17e siècle - "Soldats au bivouac" (attribué à Gillis van Tilborgh) (Brussel / Bruxelles)

vers 1650 - Tienen / Tirlemont - tambour en cuivre

(in: Le Folklore Brabançon, s.d.)

18e siècle - Brussel / Bruxelles - caisse "roulante" & Flandre ou Bruxelles - tambour de lansquenet

(Hubert Boone, Wim Bosmans, Instrument populaire en Belgique, s.d.)

18e siècle - caisse 'roulante' (Flandre) & tambour de lansquenet (Flandre) (18e ou 19e siècle)

(Boone-Bosmans, op. citat.)

1787-1792 - tambour au régiment "Royal Liégeois"

(R. Aubry)

1789-1790 - tambour de l'armée des Patriotes (lors de la Révolution dite brabançonne)

1790 - tambour du Bataillon des Canaris (armée belge de libération)

1815 - Waterloo - tambours dans l'armée belgo-hollandaise, victorieuse contre celle du dictateur Napoléon

(Waterloo 1815, Crédit Communal, 1990)

1815 - Un tambour du 1er régiment des Guards de Wellington à Walcourt

(VA, 19/08/1995)

1830 - des tambours dans la Révolution belge

1830-1837 - tambour de l'armée belge (R. Aubry, p.59)

1830-53 - tambour du régiment d'Infanterie de Ligne

(R. Aubry, p.68)

1832 - tambour de grenadiers du régiment d'infanterie de Ligne

(Guy Derie, John Pacco, Les soldats de Léopold I et de Léopold II, éd. P. Legrain, 1986) 

1845 - tambour des grenadiers de l'armée belge

19e siècle - tambours de l'armée belge

(Legermuseum, Brussel)

1864-1867 - La Légion belge au Mexique

(Bruxelles / Musée de l’Armée)

1830-1914 - La Garde civique

(Liège, in: Wallonia, 1896)

années 1900 - tambour chez les grenadiers

1913 - Saint-Mard - tambours de l'armée belge lors de l'enterrement de Jean-Philippe Lavallée (1809-1913), dernier combattant de 1830

1914 - tambour de l'arrmée belge

(s.r.)

1914 - tambour de grenadiers

1914 - tambour

1918 - tambours lors du défilé de la Libération à Bruxelles

(s.r.)

1936 - tambour de l'armée belge

(exposition à Arel / Arlon le 23/09/2009)

1937 - tambours lors du défilé des Chasseurs ardennais à Bastogne

(s.r.)

b Le tambour dans les marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse : évolution

1899 - Tchèslinia / Châtelineau - tambours de différentes dimensions dans la batterie

(in: Le Marcheur, 30, 1968)

années 1900 - fût et cercles de tambour

(coll. Joël Poliard)

années 1900 - tambours (plus courts et plus larges que les instruments actuels)

(in: René-Pierre Hasquin, Serge Mayence, Salves sambriennes, 1959)

années 1900s - modèle de tambour

(exposition Regare, Fossese-la-Villes, 2019)

1933 - Fosse / Fosses-la-Ville - tambour de Félix Poulet (dit "Félis' Kèkète (sic)) utilisé par lui-même lors de sa victoire dans un marathon de tambours

(foto / photo: Benoît Collard, son petit-fils) (détails: voir sous 1.2.2.2)

1933 - Châlèrwè / Charleroi - tambour gravé

(foto / photo: Béa Jouret)

1956 - petit tambour utilisé par Jean-Luc Collin à ses débuts à Fosses-la-Ville

(coll. Jean-Luc Collin, ancien tambour, tambour-major de la compagnie des Zouaves de Fosses-la-Ville)

c Parties du tambour

pârtîyes do tambour di mârche / parties du tambour de marche (Roger Leroy)

(in: Raymond Reman, Histoire de la marche et de la procession Saint-Pierre de Morialmé, 2004)

tirants, 2 cèkes, cwade, laniére / tirants, 2 cercles, corde / lanière

(foto / photo: Heiko Oli)

»(bâse:

(foto / photo: op. citat.)

fut / fût

fut batu / fût martelé

saquants modèles di tinkiârds / quelques modèles de tendeurs

Anciennement, les tambours avaient un plus grand diamètre et une hauteur moindre.

(années 1900 ?) (in: R.-P. Hasquin, S. Mayence, Salves sambriennes, 1959)

On trouvait donc de temps à autre des tambours de grande dimension.

(Walcoût / Walcourt, coll. Cécile C.)

De très jeunes tambours portent normalement un instrument de plus petite taille.

(in: Le Marcheur, 113, 1989)

d La fabrication du tambour

D'anciens fabricants de tambour: Mahillon, Lebon père et fils, ...

Djèrpène / Gerpinnes: René Berthulot, fabricant

Michel Thys, fabricant

tanadje di pias / tannage de peaux

(Pascal « Champion » Lambot, Alain « Canada » Grégoire) (VA, 18/12/2004)

(NG, 2011)

e Aspect technique de l’utilisation du tambour

fé on toû d' cwade / faire un tour de corde

(coll. B. Thibaut)

tinkiadje dès pias / tension des peaux

(ibid.)

types de peaux à utiliser: polémique

(Benoît Ranwez, Bertrand Thibaut, Christophe Vandersmissen, in: Le Marcheur, 202, 2011)

richuradje dès futs, man.nèts après chake mârche / récurage des fûts, sales après chaque "marche"

tchaufadje dè l' pia d' frape au solia, à l' arèt / chauffage de la peau de frappe au soleil, à l'arrêt

(facultatif)

transpôrt su s' dos / transport sur le dos

(Twin / Thuin, 2017)

transpôrt à brès d' ome / transport à bras d'homme

(Twin / Thuin, 2015)

tambours placés lors d'un arrêt

(Sôre / Solre, 2015)

On s' pout achîr su s' tambour... / On peut s'asseoir sur son tambour...

(Sint-Aubwin / Saint-Aubain – coll. Jean-Gabriel Henin)

A l' dilongue, on skète one pia... / A la longue on déchire une peau...

(Nime / Nismes, 2017)

(pus sovint, one pia sintètike / plus souvent une peau synthétique) (Fosse / Fosses-la-Ville, 2012 ; Boussu, 2012)

On garantit s' tambour quand i ploût... / On protège son tambour en cas de pluie...

(Fosses / Fosses-la-Ville, 1900)

 (Twin / Thuin, 2011) (plastiks en résêrve si en cas si … / plastics en réserve au cas où …)

(I ploût ! / Il pleut ! ) (Hanzinèle / Hanzinelle, 2016) (fot/ photo: Carine B.)

(Fosse / Fosses-la-Ville, 2016)

(Li Banbwès / Bambois, 2011)

(Fosse / Fosses-la-Ville, 2012)

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